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[Parchemin] Science de la Guerre

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[Parchemin] Science de la Guerre

Message par Norlf Brandacier le Lun 10 Juin - 19:29

Science de la Guerre


Cette œuvre instruit sur la science de la guerre dans son ensemble, des stratégies, règles, aux armes utilisées. Elle fut dédiée à l’origine aux brigades de Gilneas avant la troisième guerre, et vient grossir les connaissances de cette bibliothèque pour les générations actuelles et futures.

Stratégie militaire


A l'exception des grandes guerres, il n'existe pas vraiment de grandes batailles. La majorité des opérations militaires consistent à éviter la bataille rangée et l'affrontement en rase campagne. La majorité des conflits ne sont que des escarmouches ou des embuscades, cependant meurtrières, des raids et des opérations relativement courtes ,mais avec des déplacements relativement longs en raison de la progression lente des armées. Souvent, dans les conflits locaux, il s'agissait de mettre en difficulté son adversaire en l'affaiblissant militairement, perte d'hommes, de matériel... et économiquement, demande de rançons, destruction des ressources... Ainsi, il est coutume d'engendrer la crainte et la terreur, ce qui explique les sacs, pillages et autres rapines qui touche le plus souvent des populations pauvres et innocentes.

Tactique militaire


Le plus souvent, une armée est une combinaison de cavaliers et d'hommes à pied, ce qui aboutit à un dispositif assez complexe qui était l'œuvre de grands tacticiens comme Tirion Fordring par exemple. Les commandants en chef n'avaient une connaissance du terrain qu'en employant des espions ou des guides locaux.

La bataille rangée

Refusée la plupart du temps, la bataille rangée est cependant le point le plus culminant de toute campagne. Il existe trois types de combattants au cours des batailles.

La cavalerie montée : Constituée de trois ou quatre rangs de cavaliers formant une « bataille ». L'ensemble est constitué de petits groupes tactiques appelés « conrois » groupés autour d'une bannière représentant une famille ou un seigneur. On forme alors des blocs de cavaliers et de lances le plus serré possible. Les cavaliers se mettent lentement en route pour conserver l'alignement, puis accélérant au moment d'arriver sur l'ennemi. Le but est de disperser l'ennemi, pour former des groupes isolés facile à vaincre.

La cavalerie démontée : La tactique est d'attendre l'attaque de l'adversaire. Cela pouvait durer longtemps...

L'infanterie : Le corps d'infanterie a trois dispositifs de combats, en ligne de front sur quelques rangs formant une sorte de rempart ; en cercle très en usage ; en bloc comme la bataille en forme de quadrilatère, auquel s'ajoute un triangle d'hommes faisant face à l'adversaire. Une telle formation de dix milles hommes occupe une surface de soixante mètres sur soixante.

Sièges et places fortes


Les Sièges

La plupart du temps, face à l'arrivée d'une massive armée, la seule solution adoptée est d'aller se retrancher dans une place forte où l'on s'organisera pour soutenir le siège. La guerre n'est donc qu'une succession de perte et de reprise de places fortes émaillés par de fulgurantes charges de chevaliers. Si l'attaque échoue, les chevaliers survivants se retranchent à nouveau derrière les murailles de la place forte. C'est ce que l'on appelle la guerre guerroyant. Les armées se livrent alors à une incroyable partie d'échecs qui consiste à s'emparer des places fortes, car celui qui les domine, contrôle tout le fief.

Le château fort ou donjon

Le château est le lieu de résidence du seigneur, plus il est imposant et doté de moyens de défense, plus le seigneur affirme sa puissance et sa gloire. Mais c'est aussi un lieu militaire protégeant les biens et habitants du fief. Les premiers châteaux furent des tours en bois établies sur des collines que l'on protégeait par plusieurs palissades et fossés. Vulnérables aux feu et autres armes de jet, la pierre fut utilisée sous l'impulsion de nains. Les premiers donjons en pierre étaient carrés, par la suite on les faisait arrondis pour réduire les angles morts. Puis sous l'impulsion des premiers rois nains, les châteaux devinrent de véritables forteresses. Il devient alors difficile de s'en emparer. La méthode la plus courante est le siège, on encercle le château pour le couper des ressources. En manque d'approvisionnement, les assiégés finisse par se rendre. Cependant le château peut contenir une grande quantité de ressources et le siège peut durer des années. Il faut alors passer à la prise du château.

Les corps d'armées


La cavalerie

Généralement, il y a trois divisions de cavalerie, la première vague doit enfoncer l'ennemi, le gêner et le disperser, pour que les deux suivantes vagues puissent le mettre en déroute. Les chevaliers, qui sont l'élite de l'armée obéissent rarement aux ordres, ils combattent uniquement pour leur gloire personnelle, la victoire n'est qu'au second plan. Parfois, les stratèges mettent leurs cavaliers à pied à combattre avec les fantassins en renfort, on se place derrière des dispositifs commes des pieux ou encore des tranchées pour contrer des charges. Mais ces dernières années, le rôle de la cavalerie lourde est beaucoup plus réduit, les stratèges ayant compris qu'il ne suffit pas de charger des troupes d'infanterie bien disciplinées. Les charges dévastatrices sont encore possible, mais lorsque l'ennemi est en fuite et désorganisé.

Les archers

Il y a toute sorte d'armes de jet, arc court, arc long, arbalète... l'avantage des archers est de pouvoir tuer l'ennemi sans engager de combat individuel. Très pratique, l'arme de jet s'oublie la où les chevaliers dominent les territoires. Le code d'honneur rejetait l'arc, qui est considéré comme l'arme d'un lâche. Mais les archers demeurent utiles pour les sièges et batailles, ils furent déterminant au cours de nombre de batailles. Les archers sont en formation compacte, leurs flèches peuvent percer une armure à moins de cent mètres. Certains utilisent beaucoup les archers car ils sont désavantagés lorsqu'ils se battent hors de leur île. Ils développent la tactique du tir de barrage, plutôt que de viser une cible individuelle, ils visent la zone qu'occupe l'ennemi. Ils peuvent en outre tirer six flèches à la minute. Les arbalétriers devinrent pour certains incontournables, qui bénéficient d'une meilleure précision. Par la suite, les premières armes à feu de poing apparurent aux champs de bataille.

L'infanterie

Pendant l'Âge sombre, les fantassins sont prédominant dans les armées, la tactique était simple, on s'approche de l'ennemi et on lui donne de grands coups d'épées. Les nains lancent leurs haches avant de se précipiter sur l'ennemi pour briser leurs rangs. L'arrivée des chevaliers éclipsa l'infanterie, qui manquait de discipline et d'entraînement, il s'agit souvent d'une milice de paysans. Les Humains utilisent leurs boucliers en avant pour se protéger des archers et des cavaliers. Les pays vallonnés apprirent à utiliser l'infanterie contre l'ennemi, les lanciers et piquiers armés de lances et de pointes peuvent ainsi mettre en déroute une cavalerie. Les armées de Lordearon plaçaient un cercle de lanciers lors de certaines guerres. Au Loch Modan avec l'utilisation des piques en réadaptant les formations de phalanges naines. Pour contrer ces lourdes formations serrées, les humains eurent l'idée d'utiliser l'artillerie, puis chargeait avec une infanterie équipée d'armes légères.

Les armures

L'armure du soldat

Très vite, on comprit que se défendre du combat sont aussi important que porter un coup à l'ennemi. Le terme "armure" apparaît pour désigner les protections en aciers, auparavant on parle d'harnois ou d'adoubement. Les premières armures sont faites en cuir. Quelques temps après on adopta le haubert, cotte de maille, véritable tissu de métal. Un capuchon de maille et des gants de peaux complètent parfois l'équipement. Puis on complète la cotte de maille avec des gantelets et des chausses de mailles, on ajoute ensuite des pièces de fer, car le haubert sont vulnérable aux armes de choc, masse, marteau... Puis bras, torse, coudes, jambes sont tour à tour protéger. Plus tard, il y eut une transition entre la cotte de mailles et l'armure de plates complètes, avant d'être abandonnée par l'apparition des armes à feu.

Le heaume

Le heaume désigne l'armure de tête, l'utilisation du casque remonte cependant a des siècles. Les améliorations successives du casque consiste à couvrir de plus en plus le visage rendant difficile l'identification de son propriétaire. C'est peut-être l'origine de l'Héraldique, la science des blasons. Un épisode très célèbre figure dans la tapisserie du royaume de Lordearon. Plus tard pour mieux protéger le visage, on créa un heaume cylindrique enveloppant la tête entière avec des fentes uniquement pour les yeux. Ces heaumes sont lourds et rendent la respiration difficile. L'amélioration des techniques de travail du fer permit de revenir à une forme conique sur le dessus du heaume qui protège davantage que la forme plate, tout en conservant une protection du visage. Le bassinet, qui apparut ensuite améliore considérablement le confort. Il est moins lourd et possède une visière pouvant être relevée.

L'écu

Le bouclier est la plus courante et ancienne des armes de défense, spontanément, les hommes utilisent des pièces de bois pour parer les coups. Puis on y installa des attaches destinés à maintenir le bouclier d'une seule main, parfois on y ajoute une sangle pour reposer le bouclier sur le dos afin de manier des armes lourdes. Les premiers boucliers étaient ronds, puis on adopta les boucliers à bords droits, beaucoup plus efficaces contre les projectiles. Mais dans certaines armées, on utilise plutôt des boucliers ronds recouverts de cuir pour une meilleure rigidité. On appelle écu le bouclier. Plus tard, les humains adoptent le bouclier long, arrondi sur le dessus, et se prolongeant pour protéger les jambes. L'amélioration des armures et l'utilisation du cheval contraignent les soldats à employer un bouclier plus petit. Par la suite, l'écu porte régulièrement les armoiries de son propriétaire ce qui permet de l'identifier. Un siècle plus tard, le bouclier de tournoi, plus petit apparût, il possède une encoche sur le dessus afin de maintenir la lance. Le pavois fit également son apparition, il s'agit d'un grand bouclier ovale porté par les fantassins et les arbalétriers, qui le plantent dans le sol pour se protéger lors du rechargement de leurs armes.

Les armes


Les armes de corps à corps

L'épée : C'est l'arme la plus utilisée par l'homme d'arme. Peut de temps après voit s'installer l'épée longue, d'autres l'épée courte. Elle devint alors une arme noble et le chevalier lui donne parfois un nom. Quelques temps après, la poignée devient plus longue pour être portée à deux mains. On distingue deux types d'épées, lames légères et lourdes qui servent à frapper d'estoc ou de taille, de la pointe ou du tranchant, les chevaliers possèdent souvent les deux types de lame.

La lance : C'est une arme très ancienne, on utilise un long bâton équipé d'une pointe en fer. Au premiers siècle, la lance ne dépassait pas trois mètres, elle servait à charger l'ennemi. On y ajouta une garde d'acier pour protéger la main du chevalier. Par la suite, on utilisait un crochet fixé sur l'armure afin que le chevalier puisse maintenir la lance sous l'aisselle. La lance fut ainsi plus longue et plus lourde.

Le fléau : C'est un manche de bois muni d'une chaîne métallique sur laquelle est accroché une masse de fer, les humains ne l'utilisaient que très peu. Elle est particulièrement destructrice pour les hauberts, elle fut ensuite rallongée, pour atteindre les cavaliers. La masse est généralement sphérique et armé de pointes. Une variante du fléau : le goupillon possède plusieurs chaînes garnies de boules à pointes acérés.

La hache : Les peuplades naines furent les premiers à utiliser la hache, outil, au combat. Les lanceurs de haches nains utilisaient la francisque, hache courte à une lame, qu'ils peuvent lancer à trois ou quatre mètres pour ouvrir le combat. Ils utilisèrent plus tard la hache Danoise, longue d'un mètre cinquante, tenue à deux mains. Puis, des haches nouvelles apparurent, appelées hallebarde, pouvant frapper de taille et d'estoc, tranchant et pointe.

La masse : Composée d'un manche et d'une tête garnie de pointes. La masse peut briser un crâne ou même casser un membre à travers le haubert. Plus tard, la masse est formée d'une série de lames, le manche fut fabriqué en fer pour éviter qu'il se casse.

Les armes de jet

L'arc : Arme qui date du néolithique, il s'agit d'un bâton de bois courbé avec une corde liée aux extrémités. L'arc composite fut une avancée majeure, améliorée au niveau de la corne et des nerfs. Les flèches doivent avoir une trajectoire stable pour être efficace, généralement peut coûteuses, elles est produites en quantité. La taille des flèches dépendent de la difficulté à bander l'arc. L'archer est vêtu légèrement pour pouvoir se mouvoir plus facilement, pour sa survie, il doit disposer d'une arme supplémentaire, couteau, épée.

L'arbalète : Cette arme dérive de l'arc. L'arc est posé sur une pièce en bois qui le maintient, arbrier, et d'un mécanisme, noix, qui permet de maintenir la corde tendue, de lâcher la flèche, et de bander l'arc. L'arbalète est plus puissante et précise que l'arc mais sa cadence est plus faible. Les flèches courtes sont appelés les carreaux, quinze à trente centimètres.

Les différentes arbalètes se caractérisent par leur mécanisme :

L'arbalète à croc : tout en maintenant l'arbalète des deux mains, le soldat engage son pied dans un étrier et tende la corde en poussant l'arme.

L'arbalète à pied de biche : constituée d'un levier à deux branches, lorsqu'on le bascule, il ramène deux crochets vers l'arrière qui bandaient l'arc. Elle est beaucoup utilisée par les arbalétriers à cheval.

L'arbalète à moufle : une corde attachée à un treuil est placé à l'aide d'un crochet sur la ceinture du soldat qui en tirant dessus rabaissé le treuil et bander l'arc, c'est la plus puissante des arbalètes.

L'arbalète à cranequin : constitué d'un tambour rotatif qui sous l'effet d'une manivelle se déplaçait sur une roue dentée à crémaillère.

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