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[Parchemin] L'exorcisme : Origine et pratique

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[Parchemin] L'exorcisme : Origine et pratique

Message par Norlf Brandacier le Lun 10 Juin - 19:36

L'exorcisme : Origine et pratique



L'exorcisme est un rituel religieux destiné à expulser une entité spirituelle maléfique qui se serait emparée d'un être animé, humain ou animal, et, plus rarement, inanimé, objet.
Par la suite la pratique de l'exorcisme se retrouvera dans les sociétés primitives pour lesquelles il constitue une réponse à la possession par le démon, voire plus simplement à la maladie.

On le retrouve sous cette forme dans le chamanisme orc, les rituels trolls et le vaudou traditionnel.

À l’origine du comportement de l’Église, il y a l’exemple : « Guérissez les malades et chassez les démons ».

L'exorcisme vise à expulser les démons ou à libérer de l’emprise démoniaque et cela par l’autorité spirituelle confié à l'Église. Les êtres les plus connus censés provoquer la possession sont ceux que les serviteurs de la lumière et le monde actuel nomment démons.

Selon l'Église, quand l’Église demande publiquement et avec autorité, au nom de la lumière, qu’une personne ou un objet soit protégé contre l’emprise du Mal et soustrait à son empire, on parle d’exorcisme public. Sous une forme simple, l’exorcisme est pratiqué lors de la célébration du baptême. L'exorcisme canonique solennel, appelé « grand exorcisme », ne peut être pratiqué que par un prêtre exorciste et avec la permission de l’Archevêque Benedictus, implacable exorciste protecteur de Hurlevent. D'autres dans Exorcismes et Pouvoirs des prêtres affirment vouloir « dissiper la confusion, presque généralisée dans l'Église, concernant les personnes ayant le pouvoir de pratiquer des exorcismes... L’exorcisme privé peut être pratiqué par tout prêtre et même par tout fidèle, sans aucune autorisation de l’évêque. Il s’agit là de la doctrine commune enseignée par les prêtres et théologiens de l'église qui ont étudié cette question... »

L'exorcisme privé pourrait être accompli par « les fidèles en état de grâce ». Cette déclaration confirme le fait que l'exorcisme passe par des prières particulières mais aussi et surtout par la foi, la miséricorde, vis-à-vis du démon, et l'amour que mettent les prêtres lorsqu'ils les récitent. Ce sont ces éléments qui assurent que le démon sera chassé à tout jamais et non pas seulement pendant la lecture des prières. On peut ajouter que l'exorcisme doit, dans l'esprit du prêtre, consister à chasser le démon mais aussi sauver le possédé et non pas seulement le premier but.

Il ne faut aucunement céder à la tentation d'assimiler la possession et l'exorcisme qui s'y oppose à un facteur univoque, tel l'hystérie, la culpabilité, la contestation, l'injonction paradoxale, tout ce qu'on peut dire est que la possession se présente comme un état dissociatif tel qu'il est décrit dans les psychoses schizophréniques, mais la réponse à y apporter n'est jamais univoque et ne doit pas être dissociée du contexte culturel dans lequel il apparait, bien que la démonologie soit unanime dans toutes les sociétés du monde d'Azeroth.

Ainsi l'histoire des possédés de Comté-de-Darrow ne peut être rapportée à une schizophrénie présentée par toutes les religieuses d'un même édifice religieux, il en est de même des cas de possession présentés au sein même du territoire du nord à comparer aux bouffées délirantes présentés par des écarlates transplantés en Lordearon par exemple, et subissant les effets pathogènes de l'acculturation.

Mis à part sa signification théologique, ou culturelle, particulière, ainsi que les éventuels phénomènes psychologiques qui pourraient lui être associés, la crise de possession ne se distingue pas d'une crise d'hystérie ou des phénomènes de spasmophilie, ou de transe remarquée dans certaines maladies mentales. En fait, nombre de personnes souffrant de déficiences mentales suite au traumatisme de la troisième guerre ont été considérées comme possédés et certains exécutés par peur.

Pour les théologiens, le diagnostic différentiel entre maladie mentale et possession diabolique, s'est fondé pendant un certain temps sur l'existence de phénomènes surnaturels qui regorgent le monde d'Azeroth. L'église a cependant gardée une position très catégorique, sachant que dans un monde souillé par les démons, les questions d'ordre éthique ne se posent pas, ou sont secondaires. Par exemple nous lisons dans un ouvrage sur le sujet: « étant donnée la ressemblance frappante entre la possession et les phénomènes décrits par la déficience psychologique du au traumatisme de la guerre, aujourd'hui demande un minimum de réserve. Ce qui, auparavant était considéré comme le signe certain de l'authenticité d'une possession ne peut plus aujourd'hui passer pour tel sans plus ample examen, au risque de commettre une erreur dans un sens comme dans l'autre ».

À l'heure actuelle l'exorcisme qui a été longtemps exercé par des clercs spécialisés dans cette pratique, les exorcistes, relève dorénavant de l'autorité des évêques en ville. Malgré tout, dans la plupart des régions, les paladins et prêtres continuent de pratiquer l'exorcisme sous leur propre décision. La question entre déficience psychologique et possession démoniaque reste délicat a aborder, mais aussi peu amenée, sachant que les démonistes, prêtres et paladins sont en mesure d'identifier la présence de démons, et donc éviter ce problème d'éthique.

Ce qui au final, répond d'une certaine façon, claire, à la dernière partie de cette étude concernant l'authentification d'une possession et sa différence avec la déficience psychologique.

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