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Vingt-Sept (Elenna Lamelune, mère d'Esmey.)

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Vingt-Sept (Elenna Lamelune, mère d'Esmey.)

Message par Esmey le Lun 15 Sep - 21:58

Prendre note que cette histoire est un livre réel, mais scellé, et constamment sur Vingt-Sept, si ce n'est pas dans un coffre, chez elle. Donc, jusqu'à preuve du contraire, rôle-play parlant, lire cette histoire en Hrp..

Merci de lire ceci avant la lecture.


Cette histoire est un regroupement de certains évènements marquant Rôle-Play du personnage ''Elenna Lamelune'' Prendre note que ce personnage est vivant depuis Vanilla, Rôle-Play parlant, et que toute l'histoire écrite s'est produite roplay-parlant, toujours.

Si l'on part du tout début, Elenna était bannit de chez elle, enfant. Lorsque nous avions engagé l'histoire du personnage, l'histoire en roleplay débute au moment où, l'homme a croisé sur son chemin. De la jeune elfe, mourante.

Et dire, qu'elle voulait devenir une petite furtive, sentinelle chez les elfes..

Pour l'écrit de cette histoire, qui ne s'arrêtera jamais, je tiens à remercier certaines personnes marquantes. Premièrement, les serveurs que ce personnage a parcourus. La croisade écarlate, durant les premières années de ce personnage.

Elle a rencontrée la guilde Lame noir, en Outreterre, entraînée par Dragonash, serveur d'Elenna. À toute la guilde entière également, d'avoir forgé l'entraînement de ce personnage si jeune à l'époque. Je remercie tout de même la guilde Démonanciens, pour la longue période de bc et de woltk, ou Elenna est resté enfermée chez eux, torturée durant six longues années.

Bien qu'elle soit devenue une moitié d'elle-même.. et un personnage vide de sentiment, les tentatives à de nombreuses reprises entre nos deux guildes ont été superbes. Je tiens également à remercier la guilde Harmonie, dans laquelle, Elenna a passée un certain temps. Court, mais captivant.

Je tiens également à remercier la population du serveur de Kirin Tor, en particulier la communauté entière de la guilde des Chiens de guerres. Une belle année passée auprès de vous, à faire développer l'histoire d'Elenna, encore et toujours.

Et enfin Drake Amarok, qui après 10 ans de jeu de wow, est le premier à faire découvrir à Elenna l'existence d'un cœur et à avoir une vraie famille, digne de prendre soin d'elle.

L'écrit de cette histoire est refaite chaque années, rajoutant des événements oubliés, ou tout simplement nouveaux. Bonne lecture, chers lecteurs !




C'est dans un journal qu'elle laissa ses expressions et ses pensées se développer, qui était alors la seule manière avec laquelle elle arrivait à parler. N'étant pas douée pour se faire nombres d'amis, elle a toujours pensé qu'elle était alors bizarre ou différente.

Malgré cela, sa mère la rassurait toujours en prétextant que ce n'était juste par rapport à son grade qu'ils n'osaient pas l'approcher, rien d'autres. Son frère, quant à lui, lui avait avouer franchement qu'elle n'était pas non plus très bavarde, et plutôt réservée sur elle-même. Une petite note était écrite juste en dessous de ceci: "Pourquoi serait-ce utile de parler lorsqu'il n'y a rien à dire ?"

C'est lorsqu'elle passe la quasi totalité de son temps dans les bois qu'elle se sent bien... libre ! Selon elle, la nature est un tout autre monde, différent de celui qu'elle connait. La Nature paraît toujours sauvages pour les autres, alors que pourtant, il lui semblait moins hostile et plus vivables. Or, peu de gens peuvent le comprendre, car le lien que chacun entretient avec la nature est différent. Le sien était unique, malgré le fait qu'elle ne paraisse pas normale pour les autres, pour elle, c'était un tout autre avis. Personne ne pourrait changer ce qu'elle est. Personne !

Motivée et envieuse de rendre son père heureux, elle s'entraîne sans relâche également, et quotidiennement. Toujours ravie d'entendre des compliments de celui-ci, elle aime toujours se répéter une phrase dans son esprit: "Tu me ressembles... Une vraie petite espionne !", avec un faible sourire narquois en coin sur les lèvres. C'est comme lui, comme son propre père, qu'elle aimerait devenir. Redoutable, Respectée, afin que personne ne puisse lui marcher sur les pieds !

Malgré le fait que les deux Elfes grandissent seuls, et que leurs parent ne soient pas toujours présents, on peut toujours apercevoir le bonheur et la joie de vivre sur leurs visages. Selon leurs parents, rien ne pourra leur arriver là où ils sont, à l'abri de tous dangers. Heureusement qu'il y a son frère tout de même, Kalendil... Elle dira toujours que c'est le seul être qu'elle puisse comprendre et inversement, avec qui elle s'entend bien. Normal, diriez-vous, c'est son frère. Mais détrompez votre pensée... Ils possèdent un lien bien plus spécial...

Ils s'accordent bien, ils se protègent, et ils s'aiment beaucoup.



Pennelune, 4 ans.




L'Elfe écrit encore à ce jour, depuis maintenant bien des années sur ce journal. Ayant besoin de s'exprimer, elle note encore de nombreuses choses, en pensant réellement que ce sera la dernière fois qu'elle le pourra. Bien que les sentiments sont pour elle, des illusions.

Comme ils commençaient à en avoir l'habitude depuis sa naissance, les deux Elfes étaient livrés à eux-même. Ils n'avaient trouvé, comme unique moyen, qu'à s'occuper dans la forêt d'à côté. Tous deux s'amusaient à dérober les quelques plantes de la voisine, comme ils le faisaient chaque fois, alors que la pauvre dame ne remarquait vraiment rien. Le poison s'avère toujours utile autour d'une dague...

Alors que la journée s'était parfaitement déroulée; et, qu'enfin, les deux parents ouvraient la porte, C'est dans la précipitation que les deux jeunes elfes durent aller se cacher rapidement à l'étage, l'aîné ayant tiré sa sœur par la main.

C'est alors, qu'attirée par sa curiosité, la jeune fille observa discrètement son père, tout en étant cachée derrière un faible meuble qui surplombait l'étage. Il semblait rudement énervé, criant à tout va. C'est d'ailleurs à cause de cela que la mère pleurait, après que son mari soit parti en claquant fortement la porte. Attirée cette fois-ci par son cœur, L'elfe sortit de sa cachette pour aller se blottir dans les bras de sa mère, qui tremblait comme elle ne l'aurait jamais fait autrefois, et comme on ne l'aurait jamais vu faire.

Soudain, de violents coups résonnèrent sur la porte, de plus en plus assourdissants. L'elfe se vit poussée par sa mère, qui lui priait de se taire, de rester calme et cachée. Elle avait pourtant pu voir toute la scène. Deux hommes camouflés sont entrés en trombe, sous les cris de la pauvre mère qui se débattait de tout son corps, jusqu'à ne plus pouvoir, se cognant la tête au sol. Une flaque de sang se dessinait déjà sur le sol... Ils sont partis comme ils étaient venus, si... rapidement, tel des voleurs. Seule une dague était tombée non loin de la femme gisante au sol.

Désordonnée et déboussolée par ce qu'il venait de se passer si rapidement devant ses yeux, la jeune fille avait perdu la notion du temps. Alors qu'elle était couchée, endormie dans les bras de sa mère depuis un certain temps, des gardes entrèrent. Les yeux rivées sur eux et les joues toujours baignées de larmes, un échange de regard était visible. Commençant à inspecter la pièce, le corps puis la dague... Ils finirent par terminer leurs routes sur elle... C'est dans un cachot que son regard pouvait se porter à présent, et sur rien d'autres qui puissent se montrer. La seule chose qui était visible était le livre qu'elle avait réussi à emmené, sur elle et par chance.

N'ayant plus sa famille en vue et aucune aides, seule contre elle-même et sans son frère, c'est par la peur et l'ignorance qu'elle se laissera peu à peu emporter.



La grande salle.


Le chemin est plutôt doux alors que la jeune elfe voyage doucement en direction d'un endroit possiblement meilleur. Bien que son poignet est encore douloureux, c'est là qu'elle se décide de nouveau à laisser sa trace dans son journal. Plume en main ferme, bien que glacée, elle laisse aller ses pensées.

L'elfe fut réveillée en secousse alors que la porte s'ouvrait dans un grincement assourdissant. Après des jours, tenue dans l'ignorance, sans nourriture ni eau. Elle se rongeait les pensées sur la scène encore fraîche du meurtre dans sa mémoire. Elle avait peine à imaginer la réaction de son frère. Où était-il, l'avait-on enfermé aussi, s'était-il enfuit. Elle voulait des réponses, mais ce n'est pas ce qu'elle eu.

Les gardes qu'elle estimait bien connaître autre fois, qui lui souriaient à sa venue et dialoguaient avec elle quelques-fois n'était plus que des visages de pierre, qui regardaient l'enfant avec dérision et mépris. Ce qui la fit trembler de plus belle alors qu'ils agrippaient ses bras, la bousculant de gauche à droite pour la déplacer de force. Le méprit qu'elle a envers les illusions, s’accentue doucement.



Arrivée dans une salle où elle n'avait encore jamais mise les pieds. Les gens du village racontaient toute sorte d'histoires effrayantes sur ce bâtiment.. Les gardes y portaient leurs prisonniers et parfois, durant les quelques secondes où ils entrouvraient la porte, l'on pouvait entendre des cris d'agonies. La jeune elfe était recroquevillée sur elle-même, terrifiée et frigorifiée.

Devant elle, bien qu'elle n'arrivait pas à relever correctement la tête encore, se trouvait le supérieur, qui l'attendait calmement, près d'une chaise cloutée. Visiblement, elle était usée par l'âge.. Le temps qu'elle prit pour essayer de voir devant elle fut trop long pour qu'elle réalise la suite du déroulement. Les gardes l'agrippa d'un coup pour la soulever dans les air et l'asseoir avec force sur la chaise. Un cri perçant s'échappa de la jeune fille alors que les cloues pénétraient sa chaire au niveau du dos, des jambes, des bras et des épaules.

À ce moment-là, tout bruit s'arrêta d'un coup, les hurlements des prisonniers, les rires des gardes, même sa vision devint trouble sous la douleur assourdissante qui parcourait son corps. Tout ça ne s'arrêta pas là. Elle put distinguer une silhouette, probablement le supérieur, quand elle y repense, mais cette image est encore vague pour elle, au moment où elle écrit dans son bouquin. Une petite note en fin de page : ''Jamais, je deviendrais une garde de ma vie, jamais.''

Elle se souvient avoir vu les lèvres du garde bouger, il lui parlait. Visiblement impatient, elle n'avait pas le temps de se reprendre que l'homme lui porta un coup déchaîné au visage, ce qui fit tourner la tête de l'elfe. Elle réussit à articuler quelques mots, mais aucun son semblait sortir, ou du moins, elle pouvait à peine s'entendre. ''Où suis-je? Que me voulez-vous... Où est mon frère ?''

À peine eu-t-elle le temps de terminer qu'un second coup fut porté à son visage, la tête lui tourna une seconde foi. Elle put distinguer, alors que les sons lui revenaient peu à peu, quelques mots venant du supérieur. ''Je pose les questions, pourquoi as-tu fait ça ? Où il est, ton frère !'' Suivi de plusieurs coups par la suite. La pauvre enfant perdait la notion du temps.

Il passait si lentement, elle avait beau essayer de s'expliquer, bien que ses yeux s'assombrissaient de plus en plus, les gardes se moquaient visiblement de ses réponses, car cela ne les empêchaient pas de la torturer de plus belle. Elle put même distinguer quelques paroles d'un garde plus éloigné. ''Si jeune, et déjà si bien entraînée au silence. Elle aurait pu nous servir.'' Mais personne eu vent de ses paroles outre qu'elle. Trop occupé à s'amuser sur son corps.

Quand les gardes conclurent que selon eux, l'elfe ne dirait rien, il s'amusa à la torturer dans le but de lui offrir une mort lente et douloureuse. Sous l'écrit de ce paragraphe, Elenna tremblait de plus belle, mais elle comptait bien finir son récit, en dépits de ne pas pouvoir en parler.

Après s'être amusé de son corps, la jeune fille, maintenant ligotée par des chaînes, suspendu dans le vide, à la hauteur des gardes, nue, le supérieur se positionna de nouveau devant elle, fer brûlant en main. Elenna n'entendait plus rien cependant, ne ressentait plus rien également, tellement la douleur avait prit possession d'elle. Elle vit ses lèvres bouger, puis de nouveau, le fer brûlant s'éternisa sur sa peau.

Elle n'aurait pu dire si elle criait toujours, ou si c'était les cris des prisonniers voisin, ce souvenir est trop vague encore, mais c'est que quelques heures plus tard, qu'elle sombra dans l'inconscience, engloutie par les ténèbres.


***

La plume, suivant les tremblements de la main d'Elenna, c'était arrêté un moment avant de reprendre le court de son récit.

À son réveil, elle n'avait pas bougé de son emplacement, mais elle ne voyait plus aucun garde en vue. Elle était couverte de sang, de boue et d'autres saletés. Elle était frigorifiée, affamée et mourante, mais tout ça ne l'importait peu à présent, elle voulait qu'une chose, mourir.. Pour mettre fin à toute cette douleur.

Ce ne fut pas le cadeau qu'elle reçut. Alors qu'un garde pénétra dans le bâtiment, en direction de l'enfant. cette dernière ferma les yeux, s'apprêtant à encaisser de nouveau, mais ce dernier, la détacha. Elle s'écrasa au sol, sa tête fracassant la pierre violemment, mais elle ne réagit pas plus que cela, trop affaiblie. L'homme la souleva comme l'on soulève une poche de foin, totalement indifférent à sa situation.

Il l'a porta jusqu'aux portes du village, un drap sur elle pour cacher le piteux état dans lequel est son petit corps aux yeux de la population. L'elfe se laissait pendre, n'apportant plus aucun intérêt à sa situation. Elle jeta un dernier regard vers sa maison. Elle n'aurait su dire si c'était dans l'espoir d'y voir son frère, ou de faire ses adieux dans le silence. Ce souvenir est trop loin et mélangé à tant d'autre.

Le garde s'éloigne du village, perdu dans les bois. Elle pouvait reconnaître chaque tronc, chaque rocher, chaque ruisseau que le garde croisait sur son chemin, mais le regard de la jeune fille était vide, douloureux. Elle n'espérait qu'une chose, mourir. C'est un peu plus loin que le garde agrippa maladroitement l'elfe, puis la projeta quelques mètres plus loin, où elle s'écrasa sur un petit chemin abandonné de la forêt. Elle put entendre quelques paroles alors que le garde s'éloignait. ''Te voilà orpheline, mourante et bannit. Bon voyage, fillette.''

Mourante.. Voilà ce qu'elle était dans ces temps-là, mais même ce dernier vœu lui a été refusé. C'est par le plus grand des hasards, que quelques heures plus tard, un vieil homme passait sur le chemin. Quel a été la surprise de cet homme, à la vue d'une jeune elfe, mourante au sol, dans un état pitoyable. L'elfe ne saurait dire.. elle était inconsciente à ce moment-là.



C'est de son réveil qu'elle se souvient plus exactement. Elle était dans une sorte de lit, fais de vêtements, de draps et de caisses. Elle se souvient, elle n'y comprenait rien, ne savait aucunement où elle était. C'est alors qu'elle remarqua l'eau et le pain. Sur le coup, elle voulait tendre la main vers, mais une douleur effroyable prit naissance dans sa tête, la forçant à abandonner le mouvement, laissant retomber son bras. Bien sûr, elle était couverte de passements, mais cela allait prendre des semaines avant qu'elle soit sur pied..

Du moins, si elle survit jusque là, car elle ne savait toujours pas où elle était, seulement que la tente se déplaçait, et avec ce qu'elle entendait, tiré par des chevaux. Elle tenta de relever la tête, ce qui lui arracha une grimace sous la douleur. Elle put voir un vieil homme, qui guidait de ses reines, les chevaux. Il n'avait visiblement pas remarqué son réveil. C'était probablement mieux ainsi d'ailleurs.

Elle tenta une seconde foi de tendre la main vers l'eau. La douleur frappait d'une intensité si forte, mais elle se refusait d'abandonner. Elle réussit à toucher le verre, du bout des doigts, mais une secousse, dû probablement à une branche déplaça la jeune elfe de son lit et elle s'écrasa violemment au sol, emportant le verre dans sa chute qui se vida de son contenu sur le bois.

Le vieil homme s'arrêta d'un coup, sous le bruit de l'enfant et se dépêcha de venir à sa rencontre. L'elfe, prise de douleur et de panique, voulu se débattre, mais le peu de force qu'il lui restait était parti lord de sa chute. Étrangement, l'homme passa près d'elle, prit la gourde de sa ceinture et se pencha, lui offrant à boire.

L'enfant eu un mouvement de recule, mais surprise par sa réaction, elle ne réagit pas plus, fixant la gourde avec hésitation. Cela ne dura pas longtemps. Après tout, elle pensait mourir il y a de cela des heures, et voilà qu'un inconnu soigne ses plaies et lui propose de boire, elle ne refusa certainement pas et en vida le contenu, assoiffée. L'homme empoigna le pain sur le tonneau et le déposa dans la main de la jeune elfe, qui l'engloutie également.

Une fois terminée, l'elfe réalisa que durant son repas, l'homme n'avait pas prononcé un seul mot. Elle se tourna vers lui, soudainement curieuse de cet étrange personnage. Ce dernier ouvra la bouche. Elle grimaça à l'absence de langue dans la bouche de l'homme. L'on pouvait y voir une simple boule de peau comme remplacement.

L'homme l'aida à s'installer sur le lit, lui arrachant quelques grimaces, mais sans plus. Elle chercha de vue un moment son petit sac, qu'elle trouva près d'une pile de vêtement. Elle remercia l'homme, bien qu'elle n'était pas sûre si elle devait, pour son aide. Ce dernier inclina légèrement la tête. Elle se souvient avoir fouillée dans son sac, sortant le dit journal et l'offrant ouvert à l'homme. Après tout, c'était leur seul moyen de communication. Elle lui demanda où il allait. Ce dernier ce mit à écrire.


***
*Une petite note est collé sur cette page, probablement déchirée d'une autre page du journal.*

Je vais à Foudre-Flèche, faire mon commerce habituelle. Ce village se trouve de l'autre côté de la porte des ténèbres, en Outreterre. Je t'ai trouvé inconsciente sur mon chemin, je t'ai accueillie et soigné. Nul besoin de savoir que je ne devais pas t'apporter à ce village d'elfe.

Tes nombreuses blessures me suffisaient amplement. Tu viens d'un village plutôt furtif, petite. J'ai vue plusieurs de tes fioles dans ta besace. Tu sembles te débrouiller en matière de liquide. C'est entre autre, ma marque de commerce.

Si tu es intéressée, je suis maître d'ombre et j'ai déjà entraîner plusieurs jeunes élèves comme toi. J'avoue qu'une elfe, cela ne m'est jamais arrivé encore, mais si tu es intéressée... Je pourrais faire de toi une véritable force de frappe silencieuse.

*La note prend fin ici.*

***

L'elfe souffle un peu, fermant à demi son journal.. Voilà une bonne chose de faite.. Le  pire est passé. Bien qu'à cette époque, elle n'avait que 5 ans. Et pourtant, l'on y perçoit déjà quelques traits de caractère qu'elle a gardée et renforcée aujourd'hui avec le temps. Une jeune futé, renfermée, passionnée par les plantes et incroyablement forte de caractère. Elle ouvre de nouveau son journal, un nouveau chapitre commence et la plume continue son chemin.
Voilà aujourd'hui, dans ses petites années, elle est en direction de l'Outreterre, plus précisément Foudre-Flèche. Bien sûr qu'elle a acceptée l'invitation. Comment aurait-elle pu faire autrement. Elle compte bien évidemment s'entraîner jour et nuit s'il le faut. Les souvenirs de sa famille la hante, résultant une montée de larmes aux yeux. Cela ne dura que quelques secondes avant qu'elle les ravale pour elle-même.
Elle sera forte, forte pour ses proches, forte pour son père, sa mère et son frère. Mais surtout, forte pour un jour, attraper le vrai meurtrier. Celui qui l'a arrachée à son ancienne vie. Celui qui périra dans d'atroce douleur de ses propres mains. L'elfe prit un nouveau départ, à partir de ce moment. Laissant tout derrière elle, aucune émotion, aucun sentiment pour ne pas montrer sa faiblesse. Plus aucune illusion troublera ses décisions, les sentiments ne sont rien.

La jeune elfe empoigne son sac, pour en sortir une paire de dague parfaitement aiguisées. Elle passe son doigt sur les écritures du manche. Elenna Lamelune est bien et bien morte sur le chemin, mais une nouvelle jeune fille est née avec elle. Celui d'Emendil.


Foudre-Flèche. 12 ans




Atteignant l'âge de ses 12 ans, elle ouvre de nouveau son journal, après tout, il est temps d'une petite mise à jour. Bien qu'avant, le bouquin n'avait rien de bien particulier. Maintenant, seule l'empreinte de ses mains peuvent ouvrir le livre. D'ailleurs, elle doit en remercier le savoir de son maître pour ça.

Voilà que les jours passent et qu'Emendil s'endurcie de jour en jour. Passant de l'entraînement au corps à corps aux étapes de survie, à garder le contrôle d'elle et de s'endurcir à ne jamais dévoiler, qui elle est. Emendil, le seul nom sous lequel elle est connue. Les seules personnes à savoir son nom réel est, elle-même et son maître.

Malgré son jeune âge, une jeune elfe de la nuit à Foudre-flèche ne passe pas inaperçue. Sachant de plus qu'elle passe son temps à voyager d'arbre en arbre avec ses entraîneurs. Combien de fois elle est allée à l'infirmerie ? Cela reste un véritable mystère. Mais l'on peut déjà murmurer son nom sous cape, surtout pour une action en particulier, qu'elle n'a pas manquée de noter dans son journal.

Emendil devait rejoindre une patrouille en dehors de la zone de protection des villageois de Foudre-Flèche. Bien sûr, en Outreterre, il est important de rester armé en tout temps, ce qu'elle fit. Pratiquant la furtivités sur le chemin, elle se rendit vite compte qu'elle eu raison d'avoir pensée à ses actions, qui de base, n'étaient que par pure pratique.

Elle fit face à une chaîne de démon qui passaient sur le chemin, automatiquement, elle se jeta derrière un rocher, le coeur haletant. Elle s'écrasa littéralement contre la pierre, tous ses sens et les pratiques de ses entraînements aux aguets. L'un d'eu se détache du groupe s'approchant à quelques pieds d'elle seulement, une hache en main fessant presque le quadruple de sa propre personne.

Emendil contourna le rocher en même temps que le démon faisait de même, restant constamment cachée et surveillant de près, le groupe à la fois. C'est à ce moment qu'elle vit une petite famille non loin d'elle et des démons, passer sur le chemin, en bas de la falaise. Bien qu'ils n'étaient pas très haut, le démon ne les avait pas encore vue. Du moins, pour le moment.

C'est alors qu'il se tourna vers eux, qu'il laissa échapper un énorme crie de terreur, hache en main levée. Elle se souvient très bien, il courait vers eux. Elle n'avait pas raté de vue le geste. Elle était déjà en route vers le groupe avant même que le démon les remarque.

Elle courait de son plus vite, zigzaguant entre les pierres pour ne pas être repérée. Mais lorsque son regard se posa sur le démon, il avait arrêté sa course, il se préparait à lancer sa hache vers une des cibles. Il ne fallait pas un être un as pour savoir laquelle il visait.. La petite fille, évidemment.

Mais Emendil n'était qu'à quelques mètres de la famille, elle s'élança. ''Couchez-vous ! À terre, à terre !''. Aussi-tôt les parents s'écrasèrent au sol à ce moment-là. Bien sûr, vivre en Outreterre demandaient un minimum d'entraînement de réactivité.. Elle se souvient, ça n'avait pas prit énormément de temps au couple de comprendre et de réagir. Sauf pour l'enfant.

Elle devait avoir à peine atteint les 3 ans, et donc, elle se contenta de tourner dans tous les sens, surprise. Sa mère se leva d'un bon, criant à son enfant de tomber.. Mais le père l'agrippa, non sans retenue de lui-même. Il restait à peine deux mètres entre la jeune fille et Elenna, ainsi que la hache. Elle se jeta sur la jeune fille, l'agrippe dans ses bras et s'écrasant sur le dos pour amortir la chute de l'enfant alors que la hache passait au-dessus d'eux, coupant une partir de l'armure et de chair du bras d'Emendil.

Pas trop profonde heureusement. Elle se releva rapidement, agrippant la main de l'enfant et couru vers le couple. Elle n'eu pas le temps de réagir plus que cela, la mère empoigna son enfant et le père attrapa Emendil. Ils se mirent à courir vers la protection avec un démon à leur trousse. Elle braquait déjà son arc sur lui, tirant quelques flèches pour le ralentir. C'est qu'une fois arrivé au village, que la montée d'adrénaline s'estompa et qu'Elenna s'écrasa au sol, épuisée.

Elle se souvient de l'arrivée de son maître, rouge de colère et d'admiration à la fois. Il lui avait passé un sermon durant des heures.. Mais tout ça c'était terminé par des félicitations. Ce ne fut pas le seul exploit qu'elle accomplie en Outreterre durant son enfance, mais raconter près de 10 ans d'exploit dans ce journal prendrait plus qu'un bouquin. Elle grandie, elle s'entraîne et surtout, elle se prépare.

Devenue une maître dans les poisons et parallèlement, la médecine. Le visa d'Emendil est vide d'expression, vide de sentiment. Oui, non.. Les seuls mots qui sortent de sa bouche. Aucune description, aucun récit.. Après tout, elle ne peut faire confiance qu'en elle et son entraîneur, mais même lui, ne lui demande rien.

Cela dura ainsi encore plusieurs années, donnant de ses services au plus offrant. Alors qu'elle atteint l'âge de ses 18 ans, Emendil était devenue, une véritable force de frappe. Mais s'est là qu'elle se décida aussi d'écrire de nouveau dans son journal sa vie venait d'être bousculé.

C'est de retour d'une mission qu'elle apprit le décès de son maître. Elle n'écouta pas plus que cela, à la vue du corps qui se faisait transporter derrière, elle compris que l'âge l'avait rattrapé. Bien qu'avec le temps, les gens du village avaient appris à craindre l'elfe, il n'y avait que pour lui, qu'elle restait. Il était temps pour elle de quitter le nid.

Malgré tout, elle jeta un dernier regard vers l'homme qui avait été son père. Celui qui avait fait d'elle, qui elle est aujourd'hui. Elle se souvient à ses débuts, elle n'avait pas d'autre objectif. Devenir une tueuse, pour venger sa famille... Mais au fil des années, elle y avait pris goût, et cela n'a fait que l'améliorer davantage. Elle laissa s'évaporer les illusions qui l'a hantait.

Elle tourne les talon, empoigne son sac, ses armes, une gnomographie qu'elle étouffa dans l'une des pages de son bouquin. Elle était déjà en direction de la sortie. Elle fut arrêtée par l'Ehtherien supérieur, celui qui était en charge de la protection du village. Il lui rappela simplement, qu'elle serait toujours la bienvenue chez eux. Un léger hochement de tête, puis elle continua son chemin.

Voilà qu'elle finit d'écrire les quelques lignes avant de tourner la page sur l'Outreterre. Elle est devant l'énorme porte, s'apprêtant à passer le portail. Elle connait probablement que très peu de ce qu'il se trouve derrière, mais elle sait au moins une chose. Les tueurs de sa famille se trouvent de l'autre côté. Bien qu'elle n'est pas pu les voir, seul des elfes auraient pu se faire passer pour des villageois. Autrement, jamais ils n'auraient pu entrer.

Son frère, depuis toutes ses années, est-il encore vivant ? Elle n'en sait rien, elle n'a plus d'espoir en rien. Une coquille vide, si l'on puis dire. Une foi franchie cette porte, Elenna, qui jusqu'à aujourd'hui, portait le nom d'Emendil, sera désormais connu sous le nom d'Elouéna.

Bien qu'elle ce donne un nom à son image, que très peu de gens pourront connaître l’existence de sa personne, de l'autre côté de cette porte. Après tout, son but premier ; l’anonymat total, et la tête du meurtrier.


Le retour.



*L'écriture est à peine visible, rapide et vague sur le papier. On croirait presque que l'auteur se dépêchait à une vitesse folle d'y laisser sa trace.*

Elouéna se trouvait dorénavant attachée, couchée dans une charette en direction de l'inconnu. Elle eu peine à atteindre son journal. D'une main froide, plume tremblante, rapide, elle écrit la suite de son récit.


Durant son voyage, tout ne c'était pas déroulé comme prévu. Elouéna, n'aillant que de faibles informations dans le monde qu'elle traversait, se devait d'en apprendre d'avantage pour avancer. Bien sûr, réfléchir à une approche s'imposait, dans le temps, il n'y avait que très peu d'approche entre les hommes et les elfes.. Et tout ne s'apprenait pas que face à la pointe de sa lame.



Traversant une grande partie des Terres Foudroyés, Elouéna fit face à une petite fortification humaine, qui s'attaquait à des vagues de démons, d'orcs et d'autres créatures. Elle resta cependant, bien loin de cette base. Mettant en oeuvre ses talents, prenant quelques jours à inspecter, visualiser, écouter ce qui venait de là-bas. Elle en conclus après quelques jours, qu'elle n'aurait pas le choix d'y pénétrer, si elle voulait en apprendre d'avantage.. Du moins, décemment.

Elle ne s'attarda pas plus longtemps sur la réflexion, elle s'incrusta à la tombée de la nuit, dans la fortification, escaladant la pierre, esquivant les veilleurs du soir et finissant sa route, dans un tas de foin. De petites maisons avaient été mises sur pied, un camp de base, une infirmerie. Visiblement, tout y était, ils étaient évidemment installés depuis un temps. Elle quitta son poste en direction d'une maison.

Un homme travaillait le bois derrière celle-ci, seul, trop éloigné de la population qui marchaient sur les routes. La cible parfaite pour une interrogation particulière. Zigzagaunt dans les ombres, Elouéna ne pris pas longtemps pour se retrouver derrière la cible, celle-ci tête écrasée contre le bois, dague sous la gorge.

L'interrogation se fit courte pour Elouéna, l'homme répondait à tout avec un calme frappant qui fit presque regretter l'attaque d'Elouéna. Elle forçait de la lame à quelques reprises alors qu'elle se renseignait sur le monde qui lui était tant inconnu. Les alliances, les ennemies, les problèmes, les rois, équipe, alliés, conflits.. Tout, elle s'informait sur tout. Au point de se faire faire demander par l'homme. '' Mais venez-vous d'un autre monde, mademoiselle ? Une petite note sous celle-ci : '' Voyez-le comme ça. ''
Elle n'avait cependant pas prévu la suite du déroulement. À son souvenir, elle eu le temps de sentir une douleur naissante derrière la tête, puis l'inconscience.

C'est à ce moment même, alors qu'elle est en train d'écrire, qu'elle achève son chapitre. Elle s'est réveillée, ligotée dans une charrette en mouvement, yeux bandés, elle n'entend que les pas fracassant des chevaux en course. Elle ignore où elle se fait emporter. Elle se contente de rester impassible, silencieuse.



Sauvetage.


*Un paragraphe a été ajouté, visiblement déchiré de journal.* Pour que l'histoire tienne la route, elle a dû faire un petit montage dans les pages, mettant en ordre, les événements arrivés ces derniers jours. Elle se met à écrire de nouveau.
Après quelques jours, une secousse fait revenir Elouéna de ses pensées, signifiant leur arrivée. Sans nourriture, ni eau durant trois jours. En soit, rien de bien différent de son quotidien. Elle a tout juste le temps de glisser son journal dans sa botte, avant de se faire violemment pousser horst de la charrette, retombant lourdement au sol, ligoté dans le dos. Elle se redresse dans la seconde de le dire et reste bien droite, patiente alors qu'elle se fait tirer pour avancer. Une note sous ce paragraphe : ''Comme je hais, les gardes.. ''


***
*La suite se trouve sur un papier ajouté.*

Ce n'est qu'une fois lancée dans un cachot, qu'elle ouvre de nouveau son journal, et ce met à écrire de nouveau.

Cet arrêt n'était visiblement pas prévu, car des bruits de lame se fracassant, ce fait entendre dehors. Elle peut entendre les hommes l'aillant pris en otages, crier l'alarme et ce qui ressemble à un groupe, faire jouer la chanson de leurs armes. Elle patiente doucement, espérant que, dans cette embuscade, elle pourrait prendre la fuite.

*La note prend fin*

***

C'est environ une heure plus tard, qu'elle ressentait la lumière du soleil sur elle. La porte était ouverte, face à un calme plat, qui pouvait se faire entendre à l'extérieur. Elle patientait, ne pouvant voir. C'est que lorsqu'elle écouta des pas, résonnant sur les escaliers de pierre, froide et humide, qui lui donna le feu vert. Dans les ombres, et d'une agilités frappante, elle fonce vers la sortie.



La surprise que ce résultat sur son visage lorsqu'elle se fit ramasser au sol, maîtrisée. Elle n'avait pas entendu les pas, d'aussi près. Elle se fit relever, puis sortir du cachot.. De la prison.. Où d'au final, peu importe ce que c'était. Après quelques pas, elle fut forcée de se mettre à genou. Elle pouvait sentir l'homme en face d'elle, probablement un supérieur, vue sa position.

Un petit dialogue est attaché au journal. ''Relevez là et montrez-là moi.'' Elouéna était debout dans la seconde de le dire, mais pas par les hommes. Elle s'était relevée, forçant car l'homme la maintenait. Elle lui avait agrippée le torse et l'avait fait basculer vers l'avant, sans plus.

Elle se tenait maintenant droite, face à l'homme qui avait parlé, aveuglée, ligotée, mais silencieuse. Un silence se fit entendre un court moment, puis, elle se mangea une belle tarte sur la gueule. Elle encaissa le choc, bien que tourna la tête de côté sous la force, puis se redressa. Qu'une seule phrase, sortie de sa bouche à ce moment-là, malgré la lèvre en sang. '' Encore une, votre homme est mort. ''

Bien sûr, un éclat de rire vers sa droite, d'où provenait le coup se fit entendre, enchaînant peu de temps après d'un second coup au visage. Mais ce n'était que trop prévisible, elle lui agrippe le bras avec le siens, le croisant entre son bras et ses côtes, se retourne pour lui casser, agrippe son cou de dos, et lui tord. Un léger ''Crack'' résonnait à ses oreilles, le résultat de son erreur. Elle se replace alors qu'elle entend plusieurs pas d'hommes s'approcher d'elle, mais le supérieur poussa un cri. '' Arrêtez ! ''

Elle put entendre les pas du supérieur l'approcher, l'agripper par le bras, la retourner, puis détacher ses chaînes. À peine le tend de se retourner, qu'elle reconnut une pile de feuilles atterrir dans ses mains par l'homme. Puis, après une petite tape sur la joue, elle dû attendre un moment, car elle pouvait entendre le groupe se replier. Bandeau sur les yeux, elle leur devait bien leurs anonymats.

Elle ne se fit pas offrir ce cadeau deux fois, elle déposa le document dans son sac, qu'elle peut retrouver sur les hommes morts, après avoir retirée son bandeau. Elle continua sa route vers la capitale de Hurlevent, dans la plus grande discrétion.

Voilà qu'elle achève d'écrire son cheminement. Elle est au Bois de la Pénombre, cachée dans une grotte. Elle écrit doucement dans son journal, tout en jetant de rapides regards vers le document, qu'elle n'a toujours pas touchée. Ce n'est que quelques heures plus tard, qu'elle met une suite à son journal.
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Dernière édition par Esmey le Ven 19 Sep - 19:25, édité 5 fois
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Re: Vingt-Sept (Elenna Lamelune, mère d'Esmey.)

Message par Esmey le Lun 15 Sep - 22:00

Bois des Pénombres.





Après avoir fait d'une bonne partie de sa journée, le remplissage de ses fioles, de ses plantes, de ses bandages et de tout ce qu'elle peut traîner dans ses sacs. Elle s'est finalement attardée sur le document, l'ouvrant.

Plusieurs documents attachés se trouvait à l'intérieur, mais par -dessus tout, une feuille semblant à une sorte d'affiche était visible. Elle passa un rapide regard dessus. Bien qu'il fallait lire entre les lignes pour comprendre, elle n'avait aucune difficultée. Le groupe qu'elle avait fait face était un groupe de mercenaires horst-la-lois. Travaillant ici et là, avec discrétion et finesse.

C'était bien une invitation, chose qu'elle refusait bien évidemment. Elle travaille seule, elle vie seule. C'est alors même qu'elle vient pour jeter le document, qu'une gnomographie de son frère tombe. Bien sûr, ce n'est pas une gnomographie, avec seulement son frère, mais d'une équipe. On peut y voir à peine leurs visages, mais elle reconnaitrait son frère les yeux fermés. Elle agrippe le document de nouveau et le regarde en entier.

Une fois celui-ci entièrement vue, elle comprend pourquoi son frère y était entré.. Les contrats se font seul, avec une sommes d'argent généreuse en dernier.. Mais surtout, les points nommés sont en peu partout sur la carte.. Ce qui lui permettait de chercher pour des raisons plus personnel également.. Elouéna, par exemple.

Alors qu'elle écrit, la plume tremble légèrement, malgré le renfermement, la famille restera éternellement son point faible. Elle qui pensait son frère mort... Elle doit le retrouver. Qui sait, il aura peut-être une piste. Elle sort sa dague, fait une entaille dans sa paume et tâche de sang la demande d'invitation. Elle prend ensuite les divers contrats offert, en entier et sort de la grotte.



Mercenaire.





Ce n'est qu'après avoir atteint sa 21e années, qu'elle fait surface dans son journal. Trois longues années de contrat et de mercenariat.

Elouéna portait un lourd bagage de meurtre, de vol et d'agression sur les épaules depuis son arrivée en Azeroth, rien de bien différent à l'Outreterre, en soit.. Elle eu le temps de visiter tous les recoins de ce monde en trois longues années gratifiées de combats et d'argent.

Cela dit, à de nombreuses reprises, elle pouvait repérer les traces laissées par son frère que seule une personne de la famille pourrait reconnaître. Mais jamais elle put mettre la main, réellement sur lui. À des moments, elle était si près de l'atteindre, mais en vain. Il fuit visiblement quelqu'un, ou quelque chose..

Après tout, il ne connait pas l'existence d'Elouéna encore, donc .. Pour être aussi discret et invisible, il fallait qu'il soit tombé dans de gros problèmes, ce qui inquiétait malgré tout l'elfe, sans pour autant le montrer au monde. Toute personne aillant croisé son regard, sont mortes avant d'avoir pu en dire plus.. Aucune trace des mercenaires, que des situations peu communes pour donner l'argent. Un panier dans un ruisseau par exemple, ou encore, la branche bien placé qui fait tomber dans un piège ... Entouré d'or.

Bien qu'elle accumule une somme d'argent monstre, sans compter les réserve en Outreterre, aucune trace du meurtrier de ses parents. Elle a beau chercher et chercher, personne ne connait rien.. Ou ne parle pas, à en garder le secret dans la mort.

Ce n'est que quelques semaines plus tard, qu'elle intercepte une lettre d'un voyageur, qu'elle reçoit enfin des nouvelles, les premières, de son frère.

***
*Lettre*

*Elfique* Bonjour petite soeur, tu as grandie, peut-être trop. Aussi loin que je remonte à ses trois longues années, je ne t'ai jamais encore vue sourire. Le combat te va bien, mais ne te cache pas ainsi. Un jour, cela causera ta perte.

Tu es devenue une jeune elfe surdouée, et de très peu, tu m'as raté et ce, à de nombreuses reprise. Comme toi, je travaillais fut un temps dans le mercenariat, aujourd'hui, je ne fais que chercher les meurtriers de nos parents. Oui, ils sont plusieurs, et j'ai enfin trouvé quelque chose sur eux.

Ce message ne t'était destiné, malheureusement que s'il m'arrivait quelque chose. Je suis détenu, dans une forêt d'eau. Tu dois surement comprendre ce que cela veut dire. Et je sais parfaitement à quoi tu penses. Tu as disparue, durant toutes ses années, mais Elenna, tu ne dois pas venir me chercher. C'est dangereux, imprudent. Tu ne sais pas à quoi t'attendre.

Ses choses sont des monstres, comme tu n'en verras jamais. Les hommes ont de la chance là-bas.. Pas les femmes, ni les enfants. En tant que grand frère El, ne te risque pas à ça.. Je comprends parfaitement ton ressenti, j'ai réagis pareillement, mais ne fais pas mon erreur.

Je t'aime.

***


La forêt noire.




Arrivée dans la forêt, elle se trouva un endroit bien caché des regards d'autrui et s'y installa, le temps de mettre à jour son journal.

Bien sûr qu'elle n'avait pas écouté son frère, ce n'est qu'une fois arrivée dans la forêt, qu'elle porta la plume à son journal.

Elouéna c'était crispée de douleur au ventre, à la vue de l'écriture de la lettre. Elle avait parfaitement compris le code du message. Après tout, ne parlaient-ils pas en code depuis tout jeune. Elle en avait eu le poing au coeur, malgré qu'il soit devenu de pierre. El, personne ne l'avait appelée comme ça, depuis bien longtemps maintenant. Kalendil était bien devenu le seul elfe, qu'elle acceptait encore d'apprécier. Elle répugnait sa race, depuis longtemps.

Sur sa route, elle eu droit à la rencontre de sa monture, qui elle, n'en fait qu'à sa tête.. Mais cette fidèle monture depuis toujours, malgré son absence exagérée, n'avait jamais ratée un rendez-vous important. Elle avait agrippé les reines et fuit en direction de la forêt, abandonnant par la même occasion, la pile de dossiers restantes.

Elle savait qu'ils ne seraient pas heureux de son départ. Un mercenaire n'a qu'une façon de quitter le groupe ; mourir. Avec les années, elle avait perçu rapidement chaque personne durant ses contrats. Elle les connaissait par coeur. Elle avait donc pu, très facilement éviter ses collègues devenus ennemis.

Elouéna s'apprêtait désormais, à pénétrer la grande tour, qu'elle avait vue sur le chemin. Il fallait bien commencer ses recherche quelque part.

*La suite de l'écriture est brouillée. Alors que la personne tâchait d'écrire, la suite du mot ''Quelq-'' L'écriture se limite à une longue ligne qui zigzaguait sur le papier, terminant par quelque goûtes d'encre.*


Renaissance.



Ce n'est que plusieurs années plus tard, qu'une écriture paraît de nouveau dans le journal. Froide, désintéressée. Une plume morte, à l'encre noires. Celui ou celle capable de lire la description de l'écriture, verra chez la propriétaire de cette plume un néant. D'une plume tremblante de sentiments.. Haine, colère, peur, tristesse, joie.. Et d'un contrôle effrayant de ses derniers, Elenna, écrit pour sa première fois dans le journal. Elle a maintenant 27 ans.

Libre, voilà comment elle se sent. Quelque chose qui lui était enlevé depuis si longtemps. En soit, elle n'a jamais vraiment été libre. Il y a environ six ans, elle écrivait paisiblement dans son journal, lorsqu'elle se fit attaquée. Une embuscade. Elle n'avait entendu aucun signe d'avertissement.. Elle fut prise par surprise.



Plaquée au sol, ses sens s'enclenchaient aussi-tôt. Au bruit, sept personnes, humains car le pas léger des elfes se fait reconnaître. Aux voix, tous des hommes. Alors qu'elle se fait relever, trois hommes devant,trois hommes derrière. Ils l'encerclent alors que le dernier la tire, la traînant par les bras. Deux hommes de chaque côté s'approche et la soulève par les bras, ligotés au dos. Un enlèvement parfaitement préparé, qu'elle n'a pas su écouter. Elle se maudissait.

Pas un mot, pas un son malgré ses oreilles fines en alertes. Ils font beaucoup trop de virages pour le chemin, ils essaient de brouiller ses sens. Elouéna se souvient parfaitement de cette journée, elle l'a tant, et à de si nombreuses fois regrettée. Elle réussit malgré tout, à faire le chemin en mémoire des virages des hommes. Une carte qu'elle prit soin de mémoriser parfaitement.

Quelques heures plus tard, alors qu'elle marchait toujours, elle se souvient s'être fait assommer, et perdre le court du temps à partir de ce moment-là. À son réveil, elle fut prise d'une douleur inimaginable sur tout le corps. Elle se souvient, les bras levés, pendu dans le vide par des chaînes, nue, frigorifiée. Elle aura comprit, en très peu de temps, chez qui elle était tombée.

Elle fut tout de même capable, de trouver un point positif à sa situation ; elle avait une chance de retrouver son frère. Quelques minutes après son réveil, des hommes sont rentrés, Elenna se débâtait comme une acharnée sur ses chaînes. Elle n'en avait jamais vue des aussi solide.. De plus, elle brûlait affreusement la peau. Elles étaient magiques. Au bon plaisir des hommes, vue le temps à mettre avant de la ruer de coup, s'étaient amusé à l'observer se débattre.

Elenna se crispe alors qu'elle écrit, elle se souvient parfaitement de la douleur frappante des premiers mois.. Au fer, aux lames, aux ongles, aux morsures, coupures, mutilations, aux viols, aux sorts et elle en passe. Les premiers temps, c'était insupportable. La première année fut pénible. Bien sûr, un seul homme l'a réellement marqué.



Le ''Grand maître'' qu'ils l'appelaient, déchaîné dans la magie des ombres. Elle pouvait savoir lorsqu'il arrivait par les lianes qui s'enfonçaient dans sa chair, plus il était près d'Elenna. Il aimait bien jouer à cache-cache avec moi.. Le bandeau sur les yeux, ne pouvant pas voir ce qu'il lui faisait, mais elle se souvient parfaitement des cris résonnants de sa voix dans le cachot..

C'est aussi la première année qui fut la pire, Elenna grossissait à vue d’œil, elle était visiblement enceinte.. La plume tremblante sous l'écriture. Elle était enceinte de ce ''Maître''.. Et au grand plaisir de ce dernier, il avait gardé un sortilège, un sortilège tout spécialement pour la porteuse de son premier enfant. Un sort qu'il préparait depuis maintenant des années et des années.

La soigneuse esclave le savait depuis un moment, mais elle ne put résister plus d'un mois aux douleurs accentuée par le maître, devant les yeux d'Elenna, pour qu'elle parle.. Elenna finit par lui dire elle-même, ne pouvant se permettre de faire souffrir, celle qui l'a tien envie, depuis bientôt une année entière.

À la minute où il l'a su, il agrippa par la gorge Elenna, la balançant dans un coin, toujours enchaînée. Pour remercier la sang-mêlé de l'oeuvre qu'elle portait dans son ventre, elle eu droit à une seconde séance de torture, mélangeant brûlure, mutilation et plus encore. Finissant son amusement, il l'attacha sur la civière, puis alla chercher son bouquin.

***

La plume d'Elenna devient de plus tremblante, les mots vaguant sur le papier.

Du moment qu'il murmura ses paroles, Elenna se tordait de douleur, poussant des cris de meurtre à s'en arracher les poumons. Parcourue d'un frisson alors qu'elle écrit.. Elle n'avait jamais subi pire douleur. L'impression d'avoir l'âme arrachée à son corps, démembré os par os.. Elle hurlait sa douleur et pleurait son désespoir tant elle se sentait impuissante. Mais jamais elle aurait pleurée pour elle-même. Non, elle pleurait pour l'enfant en elle, ce qu'elle allait avoir à garder pour elle, durant toute sa vie.. Si elle survit.

Elenna n'avait aucune idée jusque là, des conséquences de ce sort, si ce n'est que de la douleur insupportable, qu'elle eu a subir durant toute une nuit entière. Le Maître, avant de s'écrouler devant elle de fatigue, lui dit simplement. ''Un jour, ça te tuera, mais pas avant de t'avoir dévoré de l'intérieur, entièrement.'' Elenna ne se souvient plus de quand la douleur s'était arrêtée. Elle avait perdu conscience avant.



Les mois passent et les tortues ne font qu'augmenter.. Lorsqu'Elenna dû accoucher de l'enfant, elle fut aidée par l'esclave médecin du Maître. Mais durant l'accouchement, il entra dans la prison et ne s’attarda pas plus longtemps.. Il murmura quelques paroles, qui fit arracher un cri de douleur à Elenna.. Mais l'enfant était désormais dans les bras de la soigneuse..

Elle voulu se lever, mais étant clouée, au sens propre à la civière, elle n'eu le temps que de voir les petites oreilles et la petite chevelure aux couleurs de la nuit de l'enfant, avant que le Maître l'arrache à l'esclave et sorte de la prison. Elle n’entendit plus jamais parler de cette enfant.

Voyageant durant les deux premières années entre les chaînes et la civière, le Maître lui faisait subir la totale, sans oublier les bonus de ses hommes. C'est qu'au début de la sixième années, qu'ils déménagèrent Elenna d'endroit, la jetant comme un déchet dans une prison, enchaînée au mur par les mains et les pieds. Elle se traînait avec misère contre le mur, mourante, pour une énième fois.



Comme toujours, l'esclave entra en silence, venant s'accroupir près de la fragile elfe, commençant à soigner ses plaies. Et comme à chaque fois, Elenna restait silencieuse, vide d'expression. Durant les premières années, elle avait tant de fois suppliée la Draenei de mettre fin à sa vie. Mais si elle le faisait, elle se risquait à perdre la sienne également..

Elle réalisa que dans cette prison, elle n'était pas seule. Une autre elfe l'accompagnait, visiblement pas en état elle aussi. Elle n'y porta pas plus d'attention, mais à ses souvenirs, elle étaient bien amochée, elle aussi. En y repensant, elle était peut-être morte.



Cette nuit-là, tout ce passa différemment. Bien qu'à l'arriver du Maître, un moment qui ne changeait pas des autres, c'est la suite, qui apporta une seconde secousse à la vie d'Elenna. Il était accompagné, par deux hommes.. Qui traînait le frère d'Elenna, Kalendil.

Elle se souvient que trop bien du sentiment qu'elle éprouva à la vue de son grand frère.. Une joie mélangée à de la colère, pure et simple. Il était dans un état lamentable, tenant à peine debout. À la vue de sa sœur, Kalendil se redressa d'un coup, s'acharnant sur les hommes autour de lui, Elenna pouvait percevoir que quelques phrase.

'' Laissez-là fils de chien ! Elle ne mérite pas ça ! '' Avant de se faire ruer de coup. Elenna se débâtait également, suppliant les hommes de le laisser tranquille. Elle s'acharnait, poussée par une boule d'émotion protectrice envers son frère.

***

La plume tremblant de plus belle, l'écriture est quelque peu décaler, vaguant sur le papier.

Elle se souvient parfaitement de ce moment, gravé pour l'éternité dans sa mémoire. Le Maître c'était approché d'Elenna, écrasant l'elfe violemment contre le mur, puis commença à lui ouvrir la chair, de son ongle long et aiguisé sur diverse partie de son corps, déjà à nue. Kalendil voyait noir, elle ne sait plus exactement comment, les yeux aveuglés par la douleur. Il s'est retrouvé libre des deux hommes, au sol.. Et lorsqu'il se retrouva derrière le Maître..

Celui-ci lâcha Elenna, qui s'écrasa au sol.. Le seul souvenir qu'il lui reste, alors qu'elle tombait doucement dans l'inconscience, c'est d'avoir vue Kalendil tomber au sol, la nuque cassée.

Aillant maintenant atteint sa 27e années, Elenna est toujours dans sa prison, mourante au sol. La douleur ne lui fait plus rien, vide de pensées, d'expression. Elle n'a plus de force, ne mange plus, ne boit plus. Ils forcent à la maintenir en vie. Cette journée là, alors que, quelque part dans le temps, c'était l'anniversaire d'Elenna, le Maître entra dans la prison.

***

Elenna ferme les yeux un moment, prenant une dernière respiration, elle laisse de nouveau aller sa plume.

Le Maître agrippa les chaînes de l'elfe, puis sorti. Le corps brisé d'Elenna se faisait traîné derrière. Alors qu'il passait devant ses hommes, ceux-ci ne manquèrent pas de lui mettre des coups de pieds bien placés au passage de son corps devant eux. Le souffle coupé, la respiration déjà très faible, elle ne pouvait réagir plus que cela.

Bandeau sur les yeux, elle déboula des escaliers, puis percuter l'eau froide, qui empli ses poumons. Elle paniqua sur le coup de la surprise, battant ses bras et jambes comme elle peut, elle réussit qu'à sombrer d'avantage. Elle abandonna, se laissant emporter par les eaux sombres.. Lorsqu'elle perçu une patte ferme l'agripper, puis une grande mâchoire lui agripper fermement le bras. Elle s'imaginait mourir noyée, mais mangée.. Cela pouvait arriver aussi se dit-elle.

Mais au contraire, la mâchoire ne mordait pas fort, elle se senti sortir de l'eau, puis tirer. Elle agrippa faiblement la terre humide. Elle pouvait facilement reconnaître quelques secondes après la fourrure de l'animal. Pour la première fois depuis des années, un faible sourire pu paraître sur son visage, durant une fraction de seconde, cependant. Ça fidèle monture.

Elle n'eu pas le temps de faire quoi que ce soit d'autre, elle sombra dans l'inconscience. C'est à son réveil, après s'être soignée, qu'elle avait ouvert son journal, pour y écrire tout son cheminement depuis ses six dernières années. Et c'est sur cette note, qu'elle s'arrêta.

*Note* Pour ma fille.


Elouéna





C'est quelques semaines plus tard, qu'elle écrit de nouveau dans son journal.

Elle était enfin prête, préparée, équipée.. Cela faisait près d'un mois qu'elle c'était évadée. Elle avait qu'une chose en tête, sauver sa fille, et tuer le Maître, non sans s'être amusée. Elle connaissait bien évidemment touts les recoins de cette tour. Elle avait un avantage, il l'a croyait morte. C'est dans une énorme discrétion, qu'elle pénétra la tour, par un conduit d'aération non loin de la rivière.

Se faufilant, grimpant dans la tour. Le chemin fut rapide, parfait. Ils n'avaient pas pour habitude d'être repéré par les passants, l'intérieur de la tour était donc, peu surveillée. Elle s'arrêta au 4e étages, voyant la médecin faire à manger pour le Maître. Après un râlement intérieur, elle fit demi-tour et se déplaça dans sa direction.

Elle agrippa la médecin, c'était une Draenei, elle lui sectionna les chaînes, puis lui donna trois petites tapes sur la tête avant de lui dire de fuir. Ce qu'elle fit, quittant la pièce. Elle continua sa route C'est qu'arrivée au sommet, qu'elle se crispa de plus belle.

Une jeune enfant, aux yeux vairons et aux cheveux couleurs de la nuit, nettoyer les chaussures du Maître. Elle avait grandie, beaucoup trop grandie pour l'âge qu'elle avait.. Elle lui donnait dans les dix ans.. Alors qu'elle aurait dû en avoir six. Que lui avait-il fait ? Elle n'en savait rien, mais une chose était sûre, elle bouillonnait de rage.

Elenna entra dans la chambre, ne laissant aucune chance au Maître, pas de l'ombre derrière lui, désarmement et le plaque violemment contre le mur. Elle lui lança ses dagues, l'empêchant de bouger, bras, pied, tête, côtes.. Elle lui sectionna la mâchoire dans le temps de le dire, pour empêcher toute incantation. Tout ça dans l'espace de quelques secondes, ce qui laissa aux yeux de la jeune elfe, qu'une ombre passer.

Elenna agrippa l'enfant, posa ses doigts dans une position des plus précis du haut du coup, l'endormant automatiquement. Elle agrippa l'enfant, lui enroula une corde, qu'elle enroula autour d'elle et laissa glisser l'enfant endormi par la fenêtre, la descendant doucement jusqu'en bas de la tour, où elle atterrit, sur sa monture. Celle-ci , sectionna la corde de ses crocs et fuit à toute vitesse.

Elenna se retourna vers le Maître, celui-ci, avait un sourire dessiné sur le visage, malgré la mâchoire sectionnée. Elle s'approcha de lui, sortie une petite lame, à peine visible.. Et prit un malin plaisir, durant la nuit qui suivi, de torturer ce Maître d'ombre à son tour.

Au levé du jour, Elenna était couverte de sang, elle observa une dernière fois l'homme, ce qu'il en reste .. Avant de remonter son bandeau et de murmurer. ''Tu feras cette erreur qu'à une personne'' .. Elle fut légèrement amusée d'écrire la suite avec sa plume. Elle ne le tua pas, le laissant tout simplement, mourir de ses blessures. Après tout, dans l'état où il était, il lui restait que quelques minutes. Elle sauta horst de la tour, descendant habilement le bâtiment à une vitesse folle.

Il ne restait plus aucune trace d'Elenna et de sa fille dans cette tour infâme, qu'elle fit s'effondrer sous des tonnes de dynamite bien positionnées lorsqu'elle escaladait la tour.


Carmin





C'est une fois cachée dans une grotte des Bois de la Pénombre, qu'elle se décide d'écrire de nouveau dans le journal.

Cela va faire trois mois maintenant, qu'elle a quittée cette toure, et bientôt un mois, qu'elle a acceptée de travailler en tant que mercenaire des Ombres, chez une communauté portant le nom de ''Chiens de guerres'' .. N'aillant plus de nom, car elle a donné celui d'Elouéna a l'enfant, qu'elle cache continuellement. Elle porte désormais le nom de Vingt-Sept. Une énième renaissance. Bien qu'aujourd'hui, il ne reste plus rien de vivant en elle, détruite à jamais.

Elle ne s'attarde sur les membres de la communauté que pour écouter l'ordre donné. Elle est bien payée et ça lui permet d'avoir une couverture pour l'enfant. Elle a, à de nombreuses reprises, pensée la laisser chez une famille, où ils auraient pris soin d'elle, mais elle sait ce que cette enfant porte. Elle s'est donc, décidée de l'a gardée, en sécurité. Après tout, elle est de son sang. Qui sait, la sang-mêlé voit peut-être en elle l'enfant qu'elle n'aura jamais eu la chance d'être.



Malgré tout, les Chiens de guerre n'essaient pas d'intégrer sa vie, ce qui lui convient parfaitement. Elle ne serait pas restée autrement. Un ordre, elle l'exécute. C'est tout ce dont ils ont besoins.

Bien qu'elle ne puisse remarquer ce sentiment, il y a une sang-mêlé.. Que Vingt-Sept ne peux pas sentir. Bien que certaines personnes, voir même, la totalité de la communauté mentionnent la remarque des ressemblances, elle peut se permettre d'être une source d'amusement involontaire. Vingt-Sept n'hésitera pas à lui faire la peau. Que si elle l'approche de trop près.


Une soeur.



C'est quelques mois plus tard encore, assise à une table de chevet, qu'elle refait surface dans son journal. Cette sang-mêlé, elle ne l'aime pas. D'une plume, Vingt-Sept donne suite à son histoire.



Rutzy, voilà le nom de l'ennemie de Vingt-Sept aux ressemblances plus que frappantes. Elle pourrait confirmer connaître par coeur la sang-mêlé. L'a 2e façade du miroir. Une différence ? Elle, elle est encore vivante. Cela dit, Vingt-Sept a apprit de pas le père de Rutzy, que cette sang-mêlé, est en faite, sa grande demi-sœur..

Trop pour Vingt-Sept, elle ne pouvait continuer de rester chez les Chiens de guerre, avec une femme de son sang, qu'elle rêvait de faire la peau, sans pouvoir l'a tuée, car elle est de son sang. Elle fuit en Outreterre, emportant sa fille avec elle. Beaucoup de questions se bousculaient dans la tête de Vingt-Sept. ''Pourquoi elle ? Pourquoi ma mère l'aurait abandonnée ? Pourquoi faut-il que cela tombe sur elle, celle que j'ai envie d'égorger ? '' Mais peu de réponses..

Le supérieur de Vingt-Sept, Dix-Sept, est venu retrouvé Vingt-Sept.. Elle réussit presqu'à le tuer, jusqu'à la vue de son propre journal en main.. Vingt-Sept se crispa d'un coup, lui arrachant des mains et le feuillant pour voir si tout était en place.. L'idée de l'égorger sur-le-champ lui passa un moment, jusqu'à ce que sa fille prononce ses premiers mots, depuis qu'elle l'avait sauvée. ''Maman, s'il te plait, j'ai envie de rentrer. Rentrer au près des personnes qui t'aiment.'' ..

La gorge serrée, elle dû prendre quelques jours à se décider, finissant par suivre Dix-Sept, et rentrer. L'existence de sa fille étant maintenant connu, par deux personnes.



À son arrivé, elle ne s'arrêta pas là, se faisant traînée par son supérieur jusqu'en Dalaran. ''Un contrat'' , disait-il.. La mauvaise surprise eu-t-elle de voir sa demie-sœur et un autre de ses supérieurs, le Capitaine Lomack Lunécarlate, dans un lit d'infirmerie.. Elle se contenta de sortir, restant patiente, sur le balcon, silencieuse.

Rutzy et Lomack seront visiblement bientôt ensemble, vue leurs liens bien visibles. Mais pour Vingt-Sept, il l'énerve.. Ressemblant légèrement à sa sœur, il aime s'amuser à lui mettre sur le nez les sentiments qu'elle cache généralement, parfaitement.. Malgré tout, il risque bientôt d'être son beau-frère.. Elle tâche donc, de s'y préparer.

Ce n'est que lorsque Ruzty fait les premiers pas vers Vingt-Sept, qu'elles arrivent enfin à avoir un dialogue familiale.. Dialoguer est un grand mot pour une tombe et une muette, mais il faut peu de mots, pour qu'elles se comprennent, après tout.


L'illusion réelle.





L'amour n'est qu'illusion. Toujours là pour détruire, elle séduit, fausse et manipule les sentiments.. Sentiments qui sont tous aussi meurtriers lorsqu'ils ne sont pas gardés.. Rester froide, directe, fermée. C'est les bases du métier. Jouer de l'illusion pour parvenir à ses fins, ça, c'est une tout autre chose.

Mais lui.. Il n'est pas, une illusion. Alors que j'étais de pierre, il creusait sur ma barrière. Je n'ai pourtant jamais demandé à ce qu'il prenne attention à moi.. Selon lui, un côté mystère, noir et dangereux en moi était caché.. Bien sûr qu'il avait raison. C'est ce que j'impose comme aura autour de moi.. Il cherchait toujours plus loin.. Et à force d'en connaître sur lui.. J'ai commencée à porter une attention particulière à son égard.. Bien que ses paroles ne seront jamais prononcées.. Trop entêtée pour le montrer, ni même l'avouer.

J'ai finis pas m'attacher à lui.. Prendre nos discussions comme un jeu de devinette.. Il ne savait rien de moi et pourtant, il ne demandait pas plus. C'est après de longues discussions.. peu développées, des combats acharnés à la dague et l'épée que j'ai acceptée, la renaissance qu'il faisait en moi. Avec lui, j'apprenais à vivre.. À vivre l'illusion de la vie. Je ne changerais jamais d'avis sur ce que je pense des sentiments, mais j'assume ce que j'ai envers lui, malgré le temps qu'il m'a fallu.

Il accepte tout de moi, et se contente du peu que je montre. Même s'il apprend par lui-même, comment je suis. Je ne peux pas tout cacher après tout..


Famille.





Ça fait quelques années maintenant.. Beaucoup de choses changent. Vingt-Sept devient différente et identique à la fois. Cette meute.. Dont elle s'était tant méfiée, il y a quelques années, est devenue plus importante que ce qu'elle aurait pu penser. Mais toute chose à une fin... Devenue une louve solidaire à sa meute, solitaire au fond d'elle. Le groupe finit par se séparer, allant tous, dans leurs vies séparées.

Drake, qu'elle a apprise à connaître.. et qui l'a connaissait déjà trop pour ce qu'elle voulait.. Le worgen avec qui elle put apprendre à revivre.. Elle a aujourd'hui, une petite famille. Océane, une petite demie-elfe,Hisack, un petit worgen actif, Elenna, une sang-mêlé, penchant sur le côté humaine, Arhyel, une petite worgenne active, Haérick, un petit elfe calme et silencieux. Élouéna qui grandie de plus en plus vite et qui devient une femme. Elle donnerait sa vie pour eux.

Finissant sur une plume légèrement tremblante.

Dernièrement, quelque chose chez Elouéna, qui porte désormais le nom d'Esmey, change et arrive à grand pas. Vingt-Sept se force à se préparer. Elle se renferme, elle change de caractère. Une jeune sans-mêlé qu'elle a toujours vue forte, commence à comprendre beaucoup de chose sur sa personne.. Malgré le pentacle laissé par une Pyromancienne.. Un événement d'ailleurs, qu'elle eu du mal à accepter.. Après tout, les deux choses qu'elle déteste le plus au monde.. La magie noire, même si elle en est une à moitié.. Et les elfes.. Chose qu'elle est devenue qu'à moitié également depuis ce fameux sort.



Elle espère qu'une chose, arriver à sauver sa fille, qui sombre doucement dans l'oubli. Vingt-Sept est perdu, depuis bien des années, plus exactement, depuis qu'elle a été jetée mourante, sur le chemin, bannit de son chez soit... Mais Esmey, elle fera tout son possible, pour l'empêcher de sombrer comme elle. Elle ne souhaite cette vie à personne.


Mes remarques, sur mon côté démon.





Après quelques années, voici ce que j'en conclus. Mes cauchemars sont aussi réelles que ce que je vis, éveillée. Condamnée à revivre éternellement la douleur et les sentiments de ses sombres années. Mes cicatrices et une partie de moi renait la nuit, La douleur de mes blessures reste éternellement fraîche, car ce que l'on m'inflige dans mes cauchemars, je le ressens sur tout mon corps.

Le jour est mon seul refuge. Encore je dois faire attention pour ne pas penser à mon passé, car autrement, je me mets à ressentir de nouveau la brûlure sur mes blessures et agite ce qu'il se cache au fond de moi.

La seule partie visible de cette malédiction est probablement mes yeux et mon reflet.

J'ai l'oeil droit gris argenté, avec en son centre une étoile à six branches comme pupille. Alors que l'oeil gauche, est vert émeraude. Mon reflet, c'est bien simple.. On ne voit que la partie gauche de mon corps, face à une glace, ou le reflet de l'eau..

Cette nuit ou l'on m'a tuée, ou l'on m'a enlevé mon âme, ce qu'il restait de vivant en moi. Depuis ce temps, je vis dans l'ombre, loin de la lumière étoilée, loin des sentiments. Loin de la liberté...

Le silence.



Elle peut se décrire, ou s'auto-détruire, un mot à la fois.
Son regard de fer, cache un cœur de verre, qui aime ou qui a froid.
Une parole en l'air, devient meurtrière, quand elle cherche sa voie.
Et une idée noire, est son seul espoir, quand le courage s'en va.

Pour fuir la différence, elle s’éteint en silence.
Chaque jour un combat, contre moi, contre toi.
Si les mots, ne tuent pas, ils nous prennent, trop d'espace.
À chaque jour, au combat, contre moi, contre toi.

Elle ce dévisage, Elle cherche une image, qui ne détonne pas.
Elle passe des heures devant le miroir, mais elle ne se voit pas.
Elle cache sa douleur, au fond d'un terroir, et ne le montre pas.
Elle retient ses pleurs, au fond du couloir, d'où elle n'en sort pas.




Une assassin de pierre.



Son plus doux des poisons.
Ce repend par millions.
Son plus doux des venins.
Vous tiendra jusqu'à demain.

Quand les autres sommeillent.
C'est elle qui se réveille.
Quand le soleil s'endort.
Elle recommence encore.

Dans la pénombre, je suis.
Derrière vous, j'attaque.
Comme une ombre, je fuis.
À jamais, je vous traque.

Quand elle vous laisse fuir.
Avant elle vous fais souffrir.
Elle n'ai plus de pitié.
Il ne faut pas la chercher.

Après tout, ce coeur.
Est devenu que pierre.
Juste avant que tu meurs.
Te laisse faire une prière.

Quand elle vous traque.
Malgré vos efforts.
Elle vous trouve, vous attaque.
Un, deux, trois, vous êtes mort.
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Esmey

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