Veilleurs de Sombre Comté
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Valses et taillades

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Valses et taillades

Message par La Mascarade le Sam 13 Mai - 20:32

La nuit est belle, mais bientôt terminée. Déjà, les animaux nocturnes se taisent, ou du moins se font plus calmes - car ici, la nuit n'est jamais vraiment finie.
Deux patrouilleurs ont pris leur ronde il y a déjà quelques heures, depuis Sombre-Comté. A la lueur de leurs torches, ils découvrent devant eux les routes qu'ils arpentent chaque soir. Mais aujourd'hui, tout est étrange.
Oui, les animaux se sont tus. On n'entend plus les criquets, ni les loups, ni les grattements. Pas une brindille ne craque. La forêt est plongée dans un silence inquiétant. Puis leurs yeux se posent sur un carmin qui a éclaboussé les pierres pavant leur chemin. Quelques touffes de fourrure, çà et là.
Ils suivent la piste. Quelques minutes encore, à marcher dans de funestes vestiges. Il n'y a pas de trace de lutte, et pas de corps à proprement parler. Ils reconnaissent bien vite le pelage gris, hirsute et dru des loups ou des worgens. Une ombre masque le clair de lune, l'espace d'une seconde; ils lèvent la tête, mais il n'y a rien, là-haut.
Seuls des poils et des flaques de sang, qui les mènent bien vite à une clairière prise dans une cuvette de montagnes. Les reliefs masquent tout espoir de lumière, et c'est à la lueur des flammes qu'ils avancent, méfiants, jusqu'à révéler une patte massive détachée du reste de son corps. Puis.. Une tête, celle d'un worgen; et les découvertes macabres continuent. Entrailles mises à nues, membres découpés - ou plutôt arrachés, la terre rendue boueuse de sang.
Ils rapporteront avoir trouvé une meute dans la prairie, mais aucun worgen n'aura été laissé entier; de plus, le sol, là-bas, semblerait avoir été labouré.

La boucherie commence, et avec elle les premières notes du bal..


Dernière édition par La Mascarade le Lun 17 Juil - 10:15, édité 1 fois
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Re: Valses et taillades

Message par Danny Onay le Dim 14 Mai - 9:35

Cette nuit-là, c'était le Sergent Rossignol qui était de veille avec le veilleur Benyson. C'était la un effroyable spectacle qui s'offrait à eux. Ils suivirent le sentier, Benyson n'était pas rassuré, mais c'est un bon gars courageux, Rossignol, elle, continuait de prier pour que ça ne soit qu'un worg dévoré par un worgen sauvage dérangé... Elle s'arrêta de prier lorsqu’elle leva la tête vers le ciel, pourquoi ? Simple présomption. Et c'est alors que les deux veilleurs tombèrent sur la macabre scène. Rossignol mit une main devant sa bouche, tandis que Benyson avaient de grands yeux horrifiés. Dans le Bois de la Pénombre, les Veilleurs ont l'habitude des horreurs atypiques, mais celle-ci sentait mauvais... Dans tous les sens du terme... Rossignol emporta quelques membres pour des analyses et nota bien que le sol était labouré... Les deux veilleurs rentrèrent à Sombre-Comté complètement retournés.

Les Veilleurs venaient de se débarrasser d'un terrible Mage Noir qui opérait depuis un mois et le soir-même, un nouveau déluré fait son apparition... Sur qui ou quoi allaient-ils tomber cette fois...?
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Re: Valses et taillades

Message par La Mascarade le Mar 23 Mai - 18:54

Depuis plusieurs jours à présent, une affluence massive d'animaux - et de worgens sauvages, particulièrement - est observée dans le Bois de la Pénombre, d'ouest en est.

Parfois, les habitants du Bois perçoivent, dans leur dos, le doux bruissement d'étoffes, le son que font des soieries qui glissent, toutefois sans parvenir à en identifier l'origine. Si cette sensation était rare au départ, elle n'a pas tardé à devenir un sujet de discussion comme un autre dans les tavernes. Si certains badauds s'en inquiètent,
d'autres, plus forts, peut-être un peu las des menaces perpétuelles, ne traitent ce phénomène que comme un sombre présage de plus.

Difficile pourtant d'ignorer les chouettes qui préfèrent élire domicile sur les toits et dans les cheminées plutôt que de rester au plus profond de la forêt, ou bien ces raz-de-marées de rongeurs qui traversent Sombre-Comté à intervalles plus ou moins espacés.
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Re: Valses et taillades

Message par Victoria Von Pelt le Jeu 25 Mai - 14:34

Victoria taper fort le métal dans le courant de l'après-midi, celui-ci à chaque coup laisser des gerbes chaudes qui briller comme des lucioles.
Subitement elle sentit entre ses chevilles des êtres touffu,
passant rapidement, elle baissa les yeux et vit une nuée de rats traverser de part en part sa forge pour ce cacher sous les fondations de l'auberge.
D'où pouvait venir tout ses rats ?
Que fuyaient ils ?
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Re: Valses et taillades

Message par La Mascarade le Sam 27 Mai - 15:28

Les jours défilaient à présent dans un silence morne.

Les branches ne craquaient plus que rarement, les rapaces nocturnes qui s'étaient juchés sur les toits du village avaient continué leur envolée vers l'est, préférant curieusement les terres stériles de Deuillevent au Bois.

Les rats et les souris envahissaient les garde-mangers et les greniers, s'invitant dans les foyers d'une manière ou d'une autre. Le soir, à la lueur des torches, des grappes entières de papillons se pressaient près des lumières, et les éphémères, en essaims, venaient passer leurs quelques heures de vie au-dessus de la fontaine. Ces derniers jours, des colonies de fourmis avaient été observées alors qu'elles traversaient la place; parfois, il s'agissait plutôt d'araignées.

Pendant un temps, des vols de vautours avaient été observés, plus à l'ouest, venant des Carmines et des Marches de l'Ouest, puis -  comme tous les animaux - ils avaient fini par s'évaporer.

On déplorait, à l'est, des attaques timides, d'un ou deux worgens à la fois, sur les patrouilleurs qui s'aventuraient là-bas. Bien sûr, les bêtes étaient affaiblies par la faim, et étaient encore gérables. Si quelques cadavres amaigris de quelques jours avaient été retrouvés, la vie s'organisait de ce côté de la forêt - et les nombreuses meutes, qu'on pouvait voir, fugitives, une fois la nuit tombée, s'étaient organisées pour piocher dans le gibier qui avait suivi le mouvement.

Bientôt, Sombre-Comté ne pourrait plus compter que sur l'approvisionnement de Hurlevent, à moins que ses chasseurs ne rivalisent avec les prédateurs naturels.

Le silence devenait pesant.


Mais tous entendaient Ses guenilles...
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Re: Valses et taillades

Message par Evgueny Tharlson le Sam 27 Mai - 18:15

L'on entendait plus le vent de l'est portant les complaintes de Deuillevent, l'on ne sentait plus le vent de l'ouest et ses murmures lancinants.

Le Silence enorgueillît de son omniprésence, fit ployer toutes résistances alors tout ne fut plus que somnolences.

Les flammes s'étaient courbées dans l'âtre crépitant et enfumé, les éternelles langues du feu joyeux, soudain, se sont arrêtées...
Le Long-Marcheur scruta longuement ce présage clair et inquiétant...

Le Destin à la Pénombre s'était présenté.
L'Heure était venue pour les Veilleurs...
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Re: Valses et taillades

Message par La Mascarade le Lun 29 Mai - 17:24

Les couloirs sont dédales dans cet endroit étrange ; au loin les lunes se couchent, dans la brume du lac, sous les étoiles noires. Bientôt, la lumière n'existera plus ici, et il faudra alors se guider à l'aide de torches. L'on n'a pas besoin de lumière, lorsqu'on est l'obscurité.

Le bal reprendrait bientôt, mais les musiques se seront tues. Les danseurs seront là, mais pas leur chaleur, car depuis longtemps on la leur a volée, dans leur jeunesse innocente ; sous les étoiles noires. Sous les étoiles noires, on surprend encore quelques murmures, qui traversent les longs corridors, que je parviens à saisir, et qui s'échouent dans les murs pour les tatouer de leur empreinte, une marque maigre qui trahit, encore aujourd'hui, la vie. Pas un bruit, près du lac, et sa brume engourdit les sens ; on sent l'automne aux feuilles mortes, au goût particulier de l'air, et aux brindilles qui craquent comme des os sous mes pieds lourds. Parfois, l'on croit voir, dans le brouillard, une silhouette évasive, qui traverse l'horizon et disparaît aussitôt, comme des ombres par une nuit sans lune, sans lueur.

Je regarde derrière moi, et je vois, du sol, jaillir de hautes pierres noircies, marquées par les intempéries et les âges, car elles sont vieilles comme le monde, plus vieilles que le temps lui-même, et ici viennent mourir les perdus, les âmes confuses et ambitieuses, brisées ; les vies se font et s'éteignent ici, dans la cité, sans un souffle, dans le silence, et parfois seulement l'un d'entre eux revient sur ses pas, voit sa stèle et découvre alors sa mort, après qu'elle lui soit arrivée. Une quiétude l'envahit alors, et il erre dans les couloirs à jamais, là où les lunes se couchent, dans la brume du lac, sous les étoiles noires.

Mais de mes lèvres s'échappent encore des souffles chauds de vie, fuyant ce corps et ce lieu, surtout ce lieu, et je dois marcher pour les rattraper ; et les battements de mon cœur rythment ma marche, retentissants, dans ma poitrine ; j'entends encore, sous mes doigts, la plaque crisser quand mes poings se ferment, j'entends encore le hululement des chouettes, les cris des rapaces, dans le ciel où les lunes s'abaissent et le soleil point, m'aveugle un instant. Mais il ne se lève que sur un jour sans fin et sans saveur, et les arbres ici n'apporteront aucun fruit, seulement des racines et des feuilles basses, cachant à tous les tombes et les noms des défunts. Le sol n'est que poussière et sable, et la terre n'est pas meuble, pas fertile ; elle ne laisse pousser rien d'autre que ce qu'elle désire.

Derrière moi, les pierres s'élèvent, celles de la cité, et les criquets chantent encore. Bientôt, je devrai y retourner et affronter les regards. Ces ruines seront peut-être ma fin, et peut-être, peut-être que moi aussi, je deviendrai un esprit errant, à la recherche de la vérité – à la recherche de ce nom, de cette date gravés sur une pierre, marquant ma fin – sans ce souffle de vie me brûlant la gorge. Car les regards sont froids, parfois empathiques, compréhensifs, surtout Satine, la prêtresse, qui sous sa douceur et sa beauté cache la même folie à laquelle nous avons tous prêté serment, le goût du sang versé, la volonté de savoir, de rejoindre les étoiles noires, et faire battre le ciel d'un futur plus beau, pur, et ouvrir à tous les portes de la cité, pour que temps et vie et mort ne signifient plus rien et que, dans la spirale, nous voyions : les guenilles de celui qui arpenta la cité, ses guenilles, voletant toujours à ses pas à présent, toujours, dans la cité.

Le sang bat à mes oreilles. Ah, la lumière m'a aveuglé ; il est à présent temps de rentrer, dans la chaleur et la sécheresse des ruines, à l'abri de la vieillesse et de la maladie, du chagrin, du bonheur. Je m'y efforce, car Elle m'y attend, pour me bercer et me former à, Ô! ses desseins, quels qu'ils soient, car de mon sang, de mon être, j'ai juré allégeance, et j'ai vu, derrière les ombres et les étoiles noires, la vérité secrète de l'univers, aperçue pour tout dire, avant qu'elle n'échappe à mes doigts fermés, et à mon esprit étriqué.

Sous les lunes qui se couchent ; dans la brume du lac, et sous les étoiles noires ; alors que j'entre dans les vestiges antiques, je me demande : verrai-je encore un jour la félicité ?
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Re: Valses et taillades

Message par Evgueny Tharlson le Jeu 1 Juin - 16:45


En cette nuit du trente-et-unième jour du cinquième mois au premier jour du sixième mois, un grand malheur frappa Sombre Comté.
D'une force et d'une férocité, de crocs et de griffes, à nulle autre pareille, il fut attaqué...

Une horde de worgens déferla sur la les bâtiments alignés, et s'empressa de tout saccager ! Les Braves en la Nuit en un instant, furent submergés ! L'on se battait derrière la forge, dans le comté, devant l'auberge... Nulle frappe, nul coup d'épée nul sort lancé, ne put arrêter le saccage des bêtes enragées.

Et quand tout sembla finit, que le silence un instant en tout endroit se fit, alors mêmes qu'étaient abattus les derniers worgens, un fracas résonna. Emplissant tout le village d'un bruit de mille éclats volages, une meute de vingt worgens s'échappa du bâtiment....

Leur furie et leur rage n'avait rien épargné. Il ne restait plus trace d'un mobilier sur pied. Il n'y avait plus dans l'âtre de la cheminée ce feu sacré réchauffant coeurs et esprits quand sonne le glas en la nuit...

Toutes les vivres furent emportées. Aux veilleurs rien ne fut laissé...
Sur eux le destin s'acharnait...

Folker de la lignée de Smanar brave comme les Valarjar secourut à l'aide d'Egueny de la lignée de Tharl, descendant des jarls, les deux veilleurs blessés et abandonnés par un petit groupe d'aventuriers qui, au loin dans la forêt, en quête des worgens s'était enfoncé. Ils avaient laissé choir et agoniser deux Braves en la Nuit pour une quête sans espoir...

Attiré par le fracas et les nombreux éclats, d'autres natrjar accoururent sur place, guettant, scrutant, et avisant alors l'immensité des dégâts. D'un élan commun firent la fierté des anciens, en nettoyant tout pour que du malheur il ne restât plus rien !

Longue fut la nuit et  grande fut la peine...

Mais on put sentir en quelques souffles éparpillés, un vent léger... Murmures sans nom d'un sentiment venu du plus profond, qui malgré toute la peine et le Mal tenait bon : Espoir.
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Re: Valses et taillades

Message par Marlienda le Ven 2 Juin - 0:42

Réveillée par l'attaque de la meute, Marlienda ouvrit une fenêtre, fusil à la main pour défendre Sombre-Comté et sa compagne Naila qui se reposait suite à ses blessures profondes.

Grave erreur d'avoir ouvert la fenêtre, car en tirant sur un des Worgen quand ces derniers fuirent en éclatant les vitres, ce dernier se retourna vers elle, la fixant d'un regard remplit de haine. En quelques secondes, le Worgen sauta sur le bâtiment, grimpa rapidement à l'aide de ses griffes acérées et pris Marlienda par la gorge, la faisant faire une lourde chute avec lui.

Devant fuir, il pris Marlienda avec elle en la faisant ramper sur le sol par les cheveux. On entendit quelques minutes plus tard un léger coup de fusil, venant au plus profond de la forêt, dans le sud.


A ce jour, Marlienda est portée disparu.


[HRP]

Marlienda n'est pas morte, j'ai demandée à quelques Veilleurs si je pouvais la faire enlever et il n'y a pas de souci. Sans trop spoil, sa disparition ne durera que quelques jours. J'ai voulu faire cela pour deux raisons. Déjà, pour rajouter un peu plus de réalisme à cette histoire tragique. Ensuite, je monte un reroll en ce moment, et j'aimerais bien finir de le monter rapidement. Je me permet donc une petite pause de deux jours en espérant que cela ne dérange pas trop. Je continuerai à prendre de vos nouvelles et à lire le forum, pas de souci pour cela.

Si vous avez la moindre question ou remarque, n'hésitez pas.
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Re: Valses et taillades

Message par La Mascarade le Mer 14 Juin - 22:01

Ce matin, quoique toujours assez éloignés du village, une meute de worgs a été aperçue traversant la route au nord de Sombre-Comté - seulement, ils allaient vers l'Ouest.

Tout au long de la journée, le silence du Bois s'est comblé. Le lendemain, les craquements des branches et le piaillement rauque des corbeaux avaient repris, au moins aux alentours des habitations. L'air restait lourd de cette corruption qui empestait jusque dans les chaumières, mais une brise douce et inhabituelle ces dernières semaines en dispersait lentement les miasmes aux quatre vents.

Il ne restait plus qu'à espérer que les worgens se tiennent tranquilles..
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Re: Valses et taillades

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