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Thalberg Ferenc, l'erratique.

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Thalberg Ferenc, l'erratique.

Message par Thalberg le Lun 29 Jan - 3:28

Thème de Thalberg : https://www.youtube.com/watch?v=ECKGGYNPcaE

Prologue

Il est des enfantements pires que les meurtres, tel fut celui de Thalberg.
Dans une petite masure au fin fond de Comté-de-Darrow, une femme s'apprête à donner la vie. Le père est à ses côtés et serre la main de son épouse ; elle, souffre et pleure. La nuit commence la lutte avec le matin et l'enfant ne nait pas encore, lui-même lutte, résiste à ses parents et vainc tous leurs efforts. Mais l'aube vient et avec elle l'enfant, qui dans son crie et les hurlements, emporte avec lui sa mère et du même coup le bonheur du père, à jamais.
Quelques jours passent dans la masure maintenant silencieuse et le père à fleurit la tombe, et le père doute.
Était-ce un don que sa chère épouse fit cette nuit-là ou un odieux vol commit par cet être qu'il ne reconnaissait pas ?

Les cris de l'enfant chaque soir faisaient écho à l'insupportable souvenir et la haine rongeant le père lui commanda de trouver un coupable au tragique destin. Lui murmurant à chaque cri que la douleur était trop grande pour lui seul. Il fit donc un choix : si lui ne pouvait plus jamais être heureux l'objet de son malheur devrait partager sa peine. La pensée de la mort fut mise à l'écart et jugée inutile. Le père ayant conclu que si l'on souhaite faire souffrir, il faut faire vivre. Au village tout le monde connaissait les légendes qui hantaient le manoir des Barov, pensant à cela une sombre idée lui vint à l'esprit. Avant la levée d'une aube il prit le couffin de l'enfant et lui-même voilé d'un drap blanc, courût vers la berge où il déposa délicatement le panier et le poussa du pied.
Et dans la bruine au réveil du Soleil, ainsi, debout sur le rivage le père regardait glisser au fil de l'eau son âme damnée.

« Mère ! Mère ! Qu'est cela ? Approchez Mère, venez voir !
- Allons mon enfant pourquoi crier ainsi, avez-vous encore trouver un coquillage ? »
La femme s'arrêta net. Quelque chose d'inhabituel était là sous ses yeux et c'était bien la première fois qu'elle voyait quelque chose d'inhabituel. Elle resta ainsi figée tenant son enfant à distance de l'étrange coquillage qui se mit à geindre. Avec prudence elle approcha à petits pas et tomba à la renverse sur le sable quand le coquillage se mit à hurler. Continuant son avancée à quatre pattes, d'une main tremblante, elle écartait les rideaux de ce qu'elle comprit finalement être un panier et découvrit un visage. Un visage en larme, à la peau bleutée par le froid, qui cessa de crier quand il croisa le regard ahuri qui le fixait.
« Grands dieux, c'est un enfant ! Abner donne-moi ta cape il meurt de froid !». Le gamin défit le nœud autour de son cou et tendit le drap noir qui lui servait de cape ; tandis qu'il le donnait à sa mère qui s'empressa d'emmitoufler l'enfant, une tâche blanche de l'autre côté du rivage attira son regard. On eût dit que cette tâche le fixait elle aussi.
- « Mère... il y a quelque chose là-bas regardez, dit-il en tirant sur le tablier de sa mère qui aussitôt leva les yeux.
-C'est vrai mon fils, on dirait... c'est quelqu'un ! Ohé du rivage ! » elle se mit à hurler, à faire de grands signes, elle et son fils. Alors la silhouette se mit en marche sur les rives ignorant les appels, devenant à peine distincte et bientôt se confondait complètement avec la brume. La mère et le fils restèrent un instant muet devant cette apparition puis se fixèrent. "Viens mon fils, amenons cet enfant aux maîtres, ils sauront quoi en faire.
-Oui mère, mais pourquoi me regarde-t-il ainsi ? Depuis que vous avez levez les rideaux de ses yeux il ne fixe que moi.
-Cet enfant manque de quelque chose je le crois Abner, alors il le cherche. N'y prêtes pas attention, les enfants à cet âge perçoivent certaines choses qu'il vaut mieux ne pas chercher à savoir."
Et dans la bruine au réveil du Soleil, debout sur le rivage le père regardait sa vengeance s'accomplir.


Chapitre I : l'Adolescence.

Dans la brume au coucher du Soleil, debout sur le rivage deux jeunes hommes fixent la rive et parlent au vent.
« Leçon trois, Sentiments et Sensations. 'Le désespoir se nourrit de ses propres fantasmagories, c'est ainsi que plongent dans leurs délires avoués, les êtres de peu de volonté. La continuité dans le désespoir engendre une forme supérieure d'allégresse, car, il désacralise l'aversion pour la souffrance qui est une notion erronée par l'idée du bonheur. Le désespoir est un royaume de ronces pour le cœur qui doit être maintenu intact si l'on souhaite qu'y fleurisse le... la...
- La Haine' ! Cela fait maintenant cinq fois que vous récitez cette leçon aujourd'hui Thalberg et vous ne la savez toujours pas ? Moi, à la première lecture je l'avais déjà retenue.
- Que voulez Abner, je suis désolé, je n'ai pas votre mémoire. J'y travaille dur pourtant mais il me semble parfois qu'il y a des trous dans ma tête par lesquels s'échappent toutes mes idées, je n'y peux rien !
- Bah ! Reposez-vous un peu, c'est vrai que vous travaillez dur. Je vais réciter mes leçons pendant ce temps, j'en suis déjà à la septième ! "
Thalberg s'assit dans l'herbe et cueillit une fleur écoutant passivement le jeune Abner réciter ses leçons. Le jeune garçon s'étonnait toujours du plaisir que prenait son frère à réciter à haute voix ces cours qu'il trouvait terriblement ennuyeux. Abner lui, semblait les chanter.
"Leçon sept : Anatomie et Symbolisme. 'L'être charnel est malade parce qu'il est mal construit. Il se trouve malade car faussement organisé, il faut le défaire de ses organes et ainsi de tous ses automatismes et de ses articulations pour le rendre à sa véritable liberté. Il y a de même au fin fond du cerveau, un nid de rêves qui se filtr'..
- Mais c'est atroce ! Comment pouvez-vous récitez à tue-tête de pareilles horreurs ?
- Thalberg, comment se nomme la leçon ?
- 'Anatomie et Symbolisme'.
- L'importance de la leçon, comme pour beaucoup d'entre elles, repose sur le symbolisme. C'est métaphorique Thalberg ! Comment pouvez-vous ne pas l'avoir encore compris ? Il ne suffit pas de réciter mécaniquement chaque leçon il faut la saisir avant tout. Je vais vous expliquer ce qui vous a choqué : l'organe. C'est cela ?
- En effet, quelle folie ? Vider un corps de ses organes ?
- Prenons le "corps" comme une base voulez-vous ? Que sont alors les organes par rapport à cette base et quelle est-elle ? Nous parlons de l'être dans le cas présent, du vivant, de l'animé, de ce qui palpite. Or, ce corps n'est animé que parce qu'il possède des "organes". En sachant que ce corps est animé nous déduisons que le corps, métaphoriquement, représente la vie ou du moins en est synonyme. Nous cherchons donc à présent ce qu'est un "organe" d'où la reformulation de notre problème « qu'est-ce qui anime toute vie ? ». Mais là Thalberg, si vous n'avez pas suivi les cours du Maître il est tout naturel que vous ne le sachiez pas : c'est le Désir ! Toute vie est animée par le désir ! Cette septième leçon nous enseigne donc que pour rendre l'être à sa véritable liberté il faut le vider de tous ses désirs. Avez-vous suivi ?
- Absolument pas. Vous m'excuserez Abner, mais je ne comprends rien à ces choses de l'esprit qui me paraissent bien trop complexes pour deux enfants tels que nous. Ce sont là les résultats d'années de recherches du Maître, comment pourrions-nous comprendre ne serait-ce que le quart de la moitié de tout cela ?
- Comme je viens de vous le démontrer Thalberg, j'y arrive moi.
- Si vous êtes si intelligent Abner, expliquez-moi pourquoi le Maître voudrait vider les êtres de tous leurs désirs puisque c'est cela même qui nous anime ?
- Je… »
Une forme sombre et longiligne se dressa derrière Thalberg et posa sa main sur son épaule. Il sursauta tandis que la forme se mit à rire.
- « Mes enfants, vous voir ainsi travailler avec le même sérieux et le même intérêt que j'ai pour mon propre travail me réchauffe le cœur, ma solitude est moins pesante lorsque je vous écoute. Si seulement vos maîtres pouvaient avoir vos facilités et votre foi.
-Maître Gandling ! Il est bien rare de vous voir hors du manoir, si votre sortie n'a que pour but de nous rendre visite nous en sommes, Thalberg et moi-même, tout à fait honorés. Et puisque vous voilà devant nous peut être consentirez-vous à répondre à la très juste question de Thalberg ?"
Le Maître resta interdit, il avait cette habitude que connaissait bien les deux enfants de rester toujours silencieux avant de répondre à toutes questions qui lui était posée. Cette attitude mettait tous ses interlocuteurs dans un malaise proche de la nausée. Il baissa la tête vers Thalberg et le soutînt du regard.
- « Mon enfant, te voilà à la fin de ta seizième année et de ton innocence, tu commences à percevoir le fond des choses que jusqu'à présent tu apprenais sans questions. Profite encore de ton bonheur, de l'ignorance, car bientôt les œillères faites à ton esprit se retireront d'elles même et tu accèderas à des arcanes qu'il te faudra dompter.
- « Maître, me voilà quant à moi bientôt à l'aube de mes vingt ans et je n'ai pas encore perçu ces arcanes dont vous parlez, je ne comprends pas. Suis-je en retard ?
- Tu orgueilleux Abner ; c'est une grande force car chaque jour tu te lèves sachant qui tu es et te rends très dur avec toi même, mais tu n'as pas acquis suffisamment de maîtrise de cette intelligence pour pouvoir accéder à ce dont je vous parle. Lorsque Thalberg aura ton âge vous pourrez tous deux entrer dans mes secrets.
- Pourquoi dois-je attendre Thalberg ? Je ne comprends pas ce que vous me dîtes Maître et cela m'accable. Pourquoi ne puis-je essayer de commencer à apprendre ces mystères qui hantent chacune de mes nuits tant je m'impatiente et suis intrigué ?
- Parce que seul tu n'y arriverais pas.
- Et pourquoi cela Maître !
- Car je suis le seul à y être parvenus.
- Et pourquoi moi, Maître n'y parviendrai-je pas seul comme vous ?
-Parce que tu ignores le prix du savoir et maintenant tais-toi insolent ! »
Le Maître avait imposé sa voix au jeune Abner qui honteux baissa la tête.
"A présent rentrez au manoir et filez en cuisine, vos maîtres ont bientôt terminés leur dîner.
Tous deux : - Oui, Maître Gandling. »
Abner et Thalberg se mirent au pas de course, pariant sur celui qui arriverait le premier aux cuisines tandis que le Maître les suivait du regard. Le vent se tût et le sombre Maître reprit sa marche le long de la rive le sourire aux lèvres.
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Re: Thalberg Ferenc, l'erratique.

Message par Thalberg le Sam 3 Fév - 17:27

Alors qu'ils courraient au coude-à-coude, Abner jetait quelques coups d'yeux à son complice et remarqua les rides de l'inquiétude sur son front.

- « Dites-moi Thalberg, pourquoi, lorsque le Maître est présent vous restez ainsi silencieux ? A chaque fois on dirait que vous êtes mort !
- C'est que Abner, il me terrifie le Maître et plus encore quand il se met en colère. Pourquoi cherchez-vous sans cesse à ce qu'il se mette dans cet état ? Il me faut toujours plusieurs heures pour m'en remettre.
- Je ne le cherche pas, je refuse de me laisser impressionner. Sinon, comment puis-je avoir les réponses à mes questions ? Votre peur du Maître est une forme de lâcheté Thalberg.
- Je ne vous permets pas ! Décidément le Maître à raison sur tout, vous êtes terriblement orgueilleux Abner, c'est peut-être votre force mais cela sera assurément votre plus grande faiblesse à l'avenir. Et j'ai moi, le courage d'avoir peur et de le reconnaitre car vous aussi le Maître vous impressionne sinon pourquoi vous êtes-vous tût quand il éleva la voix ?
- Je... je m'excuse Thalberg. Vous avez raison et vous êtes parfois plus sage que vous en avez l'air.
- Non seulement je suis plus sage que vous mais en plus je cours plus vite ! A vous la corvée de serpillère Abner !
- J'aimerai bien voir ça !"
Ils coururent ainsi en riant jusqu'au manoir, traversant les couloirs aux tentures moisies, dévalant les escaliers tout en esquivant les domestiques qui surpris lâchaient les plats qu'ils tenaient en équilibre dans leur main. Ils arrivaient ainsi devant la porte des cuisine, emportés par l'élan ils l'enfoncèrent la faisant sortir de ses gonds et s'aplatirent au sol. En relevant la tête ils virent les deux petits yeux d'une énorme domestique les fixer, les poings sur les hanches.
- « Vous n'êtes pas possible tous les deux ! Cela va être ce cirque tous les jours ? Qui va devoir ressouder cette porte encore et encore ? C'est moi ! Comme si je n'étais pas assez fatiguée comme cela !
- Nous sommes désolé Mère, c'est la faute de Thalberg il m'a provoqué à la course fanfaronnant qu'il était meilleur coureur que moi, tu me connais je n'ai pas voulu le laisser dans l’erreur...
-  Quel faux-jeton ! C'est toi qui...
- Taisez-vous tous les deux ! Vous allez me remettre tout ça en place mais avant, à la vaisselle ! Et le tout dans le silence, Les maîtres sont énervés et moi je suis épuisée. »

Cette imposante domestique se nommait Mathilde, elle était la mère d'Abner et celle qui avait recueilli Thalberg un matin. Elle était en effet une massive peau pâle qui, traînant le poids des âges, semblait s'affairer à toute chose avec lassitude. Excepté ses enfants et les maîtres, elle évitait tout contact avec quiconque dans le manoir craignant d'être brisée en morceaux si on lui adressait la parole. Elle avait dans la petitesse de ses yeux une plainte craintive comme pour s'excuser d'imposer aux regards de ceux qu'elle croisait, la désagréable vision de son énormité.
Le sobriquet de "Bonne Gretchen" lui fut donné par ses maîtres pour le lui pardonner.
Abner à l'instar de sa mère avait la peau cuivrée et un regard de braise. Ses cheveux courts laissaient pendre quelques mèches sur l'éminence de son front et une légère barbe recouvrait son menton ainsi qu'un carré de peau en dessous de ses lèvres. Il était étonnant d'ailleurs qu'une telle truie ait pu donner le jour à un pareil Narcisse.
Tandis qu'ils plongeaient, Thalberg regardait la porte au fond de la salle de cuisine et par son inattention éclaboussa Abner.
- « Bougre d'andouille ! Ma veste ! Mais qu'avez-vous à rêvasser en pleine plonge Thalberg ?
- Abner, la porte de la cuisine est entrouverte là-bas.
- Oh. N'est-ce pas l'occasion rêvée ?
- Que voulez-vous dire ?
- Comment ce que je veux dire ? Allons-y enfin !
- Non, nous ne pouvons pas Abner pensez à ce que dira le Maître si jamais il... »
La matrone surgit de ladite porte et la claqua. Elle remarqua alors que ses enfants la regardaient.
- « Abner, Thalberg ! Souvenez-vous que vous êtes valets, concentrez-vous donc sur les formes et...
Tous deux l’interrompirent : Laissez le fond aux maîtres. »
- Nous n'y pensions pas vous savez Gretchen, nous savons parfaitement notre leçon. N'est-ce pas Abner ? Pourquoi aurions-nous l'idée de désobéir et risquer la colère du Maître ?
- Thalberg, si un jour j'apprends que vous avez franchi l'une des portes des étages inférieurs ou supérieurs du manoir ce ne sera pas du Maître dont il faudra avoir peur ! Maintenant je ne veux plus vous voir ici, filez s'il vous plait et profitez du peu de temps libre qu'il vous reste. »
Et ils s'exécutèrent laissant la vaisselle sale et la porte au sol. La bonne Gretchen les regardait filer et joignant ses mains, laissa rouler une perle sur sa joue. Que cette vie est cruelle, pauvre Mathilde ! Toi qui sait et qui voit, tâche de préserver l'ignorance de tes enfants si tu souhaites leur éviter la chute !

De retour sur la plage Thalberg et Abner s'allongèrent et plongèrent leur nez dans les étoiles. Le sable obscurcit par les cendres relâchées du travail perpétuel de la forge s'unit aux reflets noirs du lac, et, conjugués à la nuit, toutes formes semblaient être absorbées par l'ombre. Chaque soir, les deux frères s'allongeaient ainsi dans l'espace et se confessaient l'un à l'autre.

«  'Quelque fois je vois au ciel, des plages sans fins, couvertes de blanches nations en joie. Un grand vaisseau d'or, au-dessus de moi agite ses pavillons multicolores sous les brises du matin. J'ai créé toutes les fêtes, tous les triomphes, tous les drames...'
- C'est de Maître Gandling cela aussi Abner ?
- Non tu penses, il serait bien incapable d'écrire d'aussi belles choses. C'est un texte écrit par un poète dont le nom m'échappe, j'ai volé le livre dans la bibliothèque de la salle de cours.
- Mais il va s'en rendre compte le Maître !
- Il le sait, et s'en fiche bien.
...
- Abner ? Pourquoi veux-tu tant braver tous les interdits qu'on nous impose et savoir tous les mystères que l'on nous cache ? Ne songes-tu donc jamais à notre sécurité ?
- Je méprise la sécurité Thalberg, on ne devient pas un grand homme en étant en sécurité ! Qu'est-ce qu'il y a ? Tu veux rester condamné à faire la plonge toute ta vie ? A un être valet ?
- Non bien sûr, j'aimerai quitter cette île Abner mais j'ai beaucoup de peur en moi. L'extérieur me terrorise plus encore que le Maître et pourtant je ne peux m'empêcher de n'avoir d'yeux que pour ces arbres, ce sol, ces maisons au loin. Je crois que le temps qui s'écoule sur cette île n'est pas le même qu'ailleurs, je nous sens tellement à part, inconnus au reste et pourtant si familiers de l’autre côté du rivage. Tu ne ressens pas ça ?
- Cette sensation est facile à expliquer, tu n'es pas né ici. Moi si et on ne peut pas manquer de ce dont on a jamais eu mais je l'avoue, je ne compte pas terminer mes jours ici.
- Que veux-tu dire ?
- Je crois que le Maître à encore raison, seul je ne parviendrai jamais à sortir d'ici. Je crois, qu'il va nous falloir attendre d'acquérir en sagesse et surtout, que tu atteignes ton vingtième anniversaire
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